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Rémi Gaillard, le sexe est libre, mais pas la critique

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Comme une bonne partie de l’internet le sait, une vidéo de Rémi Gaillard est sortie hier. Et il n’est pas peu dire qu’elle a fait polémique.
Je ne suis pas particulièrement Rémi Gaillard, c’est un youtubeur dont je regarde les vidéos de temps en temps. En voyant les réactions sur mon twitter, je suis allée voir de ce qu’il en retournait.

Depuis, la vidéo a été bloquée pour les moins de 18 ans, et a entraîné une réaction de son propriétaire.

Publication faceboook de Rémi Gaillard le 29 mars 2014

Publication faceboook de Rémi Gaillard le 29 mars 2014

Face à ce post, j’ai donc publié ceci :

"sans que les prudes et les cons n’aient le droit de nous emmerder."
Wow, que de jugements cinglants !
Je n’ai pas aimé cette vidéo, ceci fait de moi une conne ? Pourtant, ça fait des années que je suis tes vidéos, j’ai passé de très bons moments à les regarder avec des amis, tu as bien peu d’égards pour ce qui t’ont soutenu mais qui désapprouvent (à tord ou à raison) cette vidéo.

Je ne l’ai pas aimée. C’est pourtant le fil directeur de tes vidéos que de duper des inconnus.
Mais, ce que j’ai vu en la regardant, ce n’est pas une blague potache. C’est la représentation de ce dont toute femme a peur. L’illustration de l’utilisation de notre corps à nos dépends. Notre corps détourné en objet sexuel.
Nous avons la triste habitude d’entendre des commentaires du genre "ah, je me la ferais bien celle-là" "si je le pouvais, je la pendrais direct contre un mur". Ces phrases, répétées, répétitives,nous heurtent.
Tu l’as illustré.
Comment pouvais-tu croire qu’il n’y aurait pas de réaction négative ? AU contraire, tu devais parfaitement le savoir. Et savoir que ce bad buzz te ferait des vues.

Je ne veux pas faire la morale, c’est juste qu’au lieu de se cacher derrière des remarques arrogantes face à des personnes ayant exprimé leur réaction négative sur la vidéo, il aurait mieux fallu exprimer son point de vue et le pourquoi de la vidéo.

En espérant avoir été claire, bonne fin de journée.

 

Maintenant que je suis sur un espace d’expression plus "large", je vais approfondir mes propos.

Cette vidéo a lancé une bataille "culture du viol" vs "liberté de l’humour"
Les commentaires se limitaient en deux parties (en caricaturant à mort, de "c’est trop drôle, je suis mdr" à "nan mais c’est du n’importe quoi c’est de l’incitation au viol !"

Mais je ne me fie jamais à ce qu’on me donne au premier abord.

J’ai regardé la vidéo le plus partialement possible, après m’être mise dans le contexte des vidéos de Rémi Gaillard.
Mais non, ce n’est pas passé.
Cet homme a fait sa carrière en se mettant dans des situations absurdes et/ou en piégeant des inconnus.
Là, il piège des femmes. Ça reste dans le thème habituel de ses vidéos.
Le problème ? Il les piège en mimant un acte sexuel avec elles.
Et ça, ça ne passe pas.

Pourquoi ?
Parce qu’en ces femmes (toutes jeunes et attirantes), d’autres femmes se reconnaissent, et des hommes y voient leur amie/femme/soeur. Et ce n’est pas une place où on aimerait voir sa personne ou des proches.
Le sujet du harcèlement ordinaire est souvent débattu sur internet. Des femmes sont régulièrement victimes de remarques désobligeantes (parce que non, nous dire qu’on est bonne N’EST PAS un compliment) et là, c’est tout simplement leur illustration.
Dans les commentaires, on peut lire que comme c’est fait par illusion d’optique, "ça ne compte pas". Mais bien sûr.
Il joue virtuellement avec le corps de femmes qu’il ne connait pas, mais comme c’est à distance, et pour l’ "humour", ça ne compte pas.
Non, ça reste strictement la même chose. Il joue avec le corps de femmes contre leur gré. Il suffit de voir leurs réactions quand elles s’en aperçoivent pour le comprendre.

Parmi les commentaires, il y avait celui-ci :

Ceux qui y voient une "culture du viol", soignez-vous. Ne pas faire la différence entre de la baise et du viol c’est inquiétant. Et ceux qui y voient du sexisme, faites la même vidéo en inversant les sexes, ça passera tout de suite mieux.

Donc, pour lui, ce que fait Rémi Gaillard dans sa vidéo, c’est de la baise. Sur des personnes non-consentantes. D’accord, tout va bien.

En ce moment, dans ma tête.

Quand à changer les protagonistes de sexe, ça ne transformerait en rien au reproche général. Ce serait quand même jouer avec le corps de quelqu’un de non consentant. (Je crois qu’arrivé à ce point là, il serait intéressant de rappeler que le viol d’homme par une femme existe aussi !)

J’attendais, j’espérais même, une explication de Rémi Gaillard sur sa vidéo, sur le sens qu’il fallait lui donner, et ce qu’il a publié sur Facebook n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Pour lui, ce qui n’ont pas apprécié sa vidéo sont des «prudes» et des «cons», parce qu’à son avis, sa vidéo est correcte et qu’il y a bien pire, comme des vidéos avec «exécution d’êtres humains, cruauté envers des animaux, les Anges de la Télé réalité, etc.»
Donc, ses détracteurs sont cons, et n’en n’ont rien à faire des gros problèmes dans le monde, ce sont juste des rageux qui ne servent à rien.
Bien Joué Rémi Gaillard.
Franchement, bravo, tu as réussi à perdre beaucoup de tes fans de la première heure, et ta crédibilité.

Être dehors, seule.

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Il m’arrive souvent sur internet de tomber sur des témoignages de femmes ayant subi du harcèlement. A chaque fois, j’essaye d’analyser, de retirer les réflexes à avoir en cas de harcèlement, etc… Et fatalement je me dit :"Heureusement que ça ne m’est jamais arrivé !"
Oh wait.
Ça m’est arrivé.

L’année dernière, vers le mois de mai, il faisait un temps superbe chez moi. Du coup, un samedi, je traînais en robe longue (car il faut pas déconner, même si il fait super beau, chez moi, il y a du vent) et talons. Soudain, mon meilleur ami m’appelle, et me propose de passer l’aprèm chez lui, ce qu’on fait dès que possible, lorsqu’on a du temps de libre. J’ai envie de bouger, j’accepte.
Je pars donc à pied, le prévenant comme d’habitude que j’arrive dans dix minutes, le temps de faire le trajet devenu habituel au bout de dix ans à le faire régulièrement.
Il fait vraiment beau dehors, j’ai même un peu chaud. Comme à mon habitude, je mets mes écouteurs avec du Scorpions en aléatoire. Plusieurs de mes voisins de ma rue et de la rue du dessus sont dehors et parlent ensemble. Je m’arrête, échange quelques politesses et nouvelles avec eux, puis repars et remettant mes écouteurs.

Quelques minutes plus tard, je tourne à gauche pour prendre les deux rues qui me permettront d’accéder à la maison de mon ami. Une voiture est garée le long du trottoir. Je la reconnais cette voiture, vitres noires, autocollant sur le coffre, elle est toujours stationnée dans la rue au dessus de chez moi depuis environ un an. Je passe à côté sans y prêter plus attention. Et là, j’entend à travers la musique comme une voix. Je ralenti, et enlève un écouteur.
"-Hé mademoiselle !"
Oh. Je la connais cette voiture, mais pas son propriétaire. Le seul que je connais qui jeune et susceptible d’avoir une voiture dans la rue au dessus de chez moi et un mec avec qui je jouais étant petite et que j’ai perdu de vue suite à nos études dans des établissements différents.
Pensant qu’il s’agissait de lui, je me penche pour regarder par la fenêtre ouverte. Stupeur, ce n’est pas lui.
"-Salut, ça va ?
- Plutôt oui, mais je ne te connais pas.
- Je suis nouveau ici, et je te vois souvent passer devant chez ma grand-mère. Du coup je ne connais pas trop la ville, tu pourrais me faire visiter ?
- Je ne te connais pas et je suis pressée, mon ami m’attend, je dois y aller.
- Ok, je pourrais avoir ton numéro, comme ça je te recontacte et on se boit un verre ?
- Je ne connais pas mon numéro et je n’ai pas mon portable avec moi. (Non, ce n’est pas DU TOUT la musique sur mon portable que j’écoute!) Au revoir.
Et je suis partie.

J’ai tourné au coin de la rue, marchant rapidement, la musique coupée. J’ai entendu sa voiture redémarrer quand je suis partie. J’ai marché le plus rapidement possible en entendant sa voiture rouler au ralenti derrière moi. Je savais qu’il me suivait. J’ai prit la rue de mon ami. Je savais que la porte de sa maison n’est jamais fermée quand il est là. J’ai donc couru le plus rapidement possible, et ai claqué la porte derrière moi. Je peux encore entendre mes talons claquer dans la rue. Il a tourné lentement dans la rue, et ne me voyant pas, a observé les maisons puis est enfin parti.

J’ai eu toutes les peines du monde à expliqué ce qui s’était passé à mon ami et à son père, aussi présent dans la maison. J’avais peur, je tremblais, et je peinais à trouver mes mots.
Mon ami a passé une bonne partie de l’après-midi à me calmer et à essayer de faire passer ma peur. Le soir, son père m’a ramené chez moi, ne voulant pas me laisser faire seule le trajet du retour.

Pendant plus d’une semaine, j’ai évité de passer par la rue en haut de chez moi, du moins quand j’étais seule. Je faisais des détours, et j’avais la boule au ventre dès que j’approchais de chez moi. Je l’ai encore des fois.

Cet événement, je ne l’ai raconté qu’à très peu de personnes juste après que ce soit arrivé. Mon meilleur ami, son père car il était présent, mon copain de l’époque et ma meilleure amie. Je ne l’ai dit ni à mes parents, ni à ma petite sœur pour ne pas les inquiéter. Et mes parents qu’auraient-ils pu faire ? Je n’ai rien, aucune preuve.

Et je ne supporte pas ce sentiment d’impuissance, de ne pas pouvoir me protéger, de ne pas savoir comment réagir. Quand je sors seule, dans des endroits "à risque" ou que je porte des vêtements comme des jupes ou autres à l’extérieur, j’ai toujours une bombe de laque avec moi. Pour mes cheveux bien sûr. J’emporte toujours mon portable, la batterie la plus pleine possible, au cas où.
Et j’ai peur. Je stresse quand j’entends un ou des hommes marcher derrière moi, quand un homme est trop proche de moi, je baisse les yeux pour éviter d’en croiser d’autres et de laisser croire à une invitation,… Ça peut sembler à une obsession, mais c’est devenu une habitude. A force, je ne remarque presque plus ces petites stratégies d’évitement mises en place pour être le plus invisible possible. Et, des fois, quand je remarque que des mecs parlent de moi, me reluquent, je m’inquiète et je me demande, mais qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce que je fais de mal ? Où est le problème ?

J’aimerais que ça change, pouvoir être plus en confiance quand je sors, que les mentalités évoluent. Et j’espère que ça arrivera le plus vite possible. Pour moi, pour celles avant moi, pour celles après moi, pour nous toutes.

Paingout, "De PD à gros porc" Vraiment ?

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Aujourd’hui, en traînant sur Twitter, un petit retweet m’a fait de l’oeil. Il menait à un article de Pingoo.
Cet article : http://www.pingoo.com/2014/03/03/de-pd-a-gros-porc 
Pour bien comprendre de quoi il en retournait, j’ai dû passer avant par cet article : http://www.pingoo.com/2014/01/14/paingout-pornographe
Je vous invite donc à les lire de près avant de passer à la suite.

C’est bon, vous avez bien tout lu ? Alors, commençons.

Je vais être claire avec vous, je ne connaissais pas du tout cette personne et ses publications avant aujourd’hui.
J’ai lu ces articles, et je suis passée par un panel d’émotions : de l’incompréhension, de la réticence, un soupçon de compréhension, de l’énervement, de l’apaisement… En tant qu’individu, et encore plus en tant que femme, je ne pouvais rester insensible à ses dires.

Des photos volées de femmes, dénudées, dit ainsi, ça en ferait bondir plus d’une !
Une femme ne se sent pas toujours à l’aise quand on la regarde fixement, alors vous pensez, être prise en photo à moitié dénudée sans le savoir, et finir sur le net ! Atroce non ? A première vue, je me retrouverais dans cette situation, je hurlerais !
Surtout que le respect de l’intimité d’une personne est pour moi une obligation absolue.

Intriguée, j’ai donc fait le tour de plusieurs de ces sites et pages, pour chercher les fameuses photos incriminées.
Et ce que j’ai vu a bouleversé l’idée que je m’étais mise en tête.
Surtout quand je suis passée sur son site http://www.oognip.com

Les photos volées incriminées sont bien plus propres que je le pensais. Bien plus travaillées aussi. On est bien loin des clichés trash des magazines people.

Je crois bien que ceci est sensé être une photo volée…

Je suis tombée dans un univers où toute image présente la beauté de la femme. Que ce soit les-dites photos volées, ou les autres. Ces images m’ont touché, par la douceur et le respect qu’elles dégagent.

Je suis une grande amatrice de photos de femmes, j’aime la manière qu’ont la photographie et les autres arts de faire ressortir leur beauté, leur grâce quasi impalpable. J’ai toujours été émerveillée par ces femmes passant à côté de moi, leur charme miroitant dans leur silhouette. C’est ce charme que je recherche toujours dans ces images défilant devant mes yeux, que je parviens à retrouver dans les photos de Pingoo.

Dans son article "Paingout, pornographe", Pingoo évoque le voyeurisme de ses photos volées. Bien sûr, prendre des filles en photo alors qu’elles sont sur la plage, c’est du voyeurisme. Comme simplement les contempler. Et qui, honnêtement, n’a jamais contemplé une jolie fille ?
Pas moi en tout cas.
Et il ne faut pas exagérer, tout le monde sait bien que dès qu’il est dans un endroit publique, il est susceptible d’être observé par d’autres.

Pour revenir à la prise de photos sans autorisation de la personne, ça pose quand même question.
Il m’est déjà arrivé d’être prise en photo en douce, sans qu’on me demande l’autorisation (bah oui, le lolita ça intrigue…) et je n’ai pas vraiment trouvé ça agréable, en particulier quand c’est accompagné de regards insistants, de doigts pointés ou de moqueries à peine dissimulées.
Mais ici, je trouve la démarche tout à fait différente, le but final n’est pas d’exposer le corps à la critique, mais de saisir une émotion, d’exprimer la beauté. Les visages sont cachés, les personnes non-reconnaissables. Pour moi, l’optique est vraiment d’exprimer de la beauté par dessus tout, pas du voyeurisme de bas étage. Après, ce n’est juste que mon opinion.
Mais être la "victime" d’une photo volée de cette qualité, ça ne me dérangerais pas. Comme d’habitude, ce n’est que mon avis.

J’ai noté dans cet article le recours de ses détracteurs à l’argument de la "culture du viol". Pour moi, la culture du viol, c’est avant tout de l’exposition brutale de corps, sans fard, et sans délicatesse. Pas vraiment ce qu’on retrouve ici.
Et d’une certaine manière, c’est malhonnête de parler de culture du viol pour des photos de femmes quelques peu dénudées. Comme si la femme n’était pas capable de gérer l’image qu’elle donne d’elle dans les lieux publiques, l’infantilisant presque, alors que ce n’est pas du tout la thématique développée dans ces photos.

Après, on retrouve sur son blog (http://www.pingoo.com) des images beaucoup plus crues de femmes, mais non-volées, dont beaucoup ont l’air d’être repiochées d’Internet. Est-ce que je peux critiquer cela ? Non.
Internet est ce chaudron bouillant d’images, et je ne pense pas que partager des images que l’on trouve belles soit un crime.

En définitive, je ne comprends pas cet acharnement sur cette personne, dont je trouve la manière de photographier vraiment charmante et intéressante.
Je trouve que sa manière de communiquer par son blog est pourtant nécessaire et suffisante à dissiper les tensions, mais peut-être que ses détracteurs ne prennent pas le temps de lire ses articles, je n’en sais rien.

Pour achever cet article, je vous partage cette photo, qui m’a frappé en plein coeur :

Merci de votre lecture, et en vous souhaitant une bonne fin de journée, je retourne à mon écoute de Matmatah !

Toutes les images sont propriétés de Pingoo

http://www.pingoo.com

http://instagram.com/paingout

http://www.oognip.com

Non, les lolitas ne sont pas des folles !

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La mode lolita est une mode particulière dans le sens où elle n’est pas extrêmement connue ni présente en France. Elle peut donc être la source d’interrogation voir de moquerie pour des personnes ne la connaissant pas. En tant que lolita, nous avons toutes et tous été confronté à ce problème de méconnaissance, que l’on soit lifestyle ou que l’on sorte ses items que pour des meetings.
Ce problème relève un tout autre niveau de complexité lorsqu’il s’agit d’expliquer notre passion pour le lolita à… – musique dramatique et roulement de tambour- nos parents.
Car malgré nos certitudes de femmes belles et rebelles, devant la figure parentale, il arrive que notre courage flanche, que les arguments manquent. Mais rassurez-vous, mères estomaquées et pères prêts à protéger votre chère progéniture de ce qui vous paraît être une absolue démence, nous ne sommes pas folles !
Voici quelles idées reçues erronées qui ne manquerons pas de vous rassurer !

 

1) Le lolita, c’est un retour à l’enfance et aux contes de fées

Le lolita a des codes vestimentaires empruntés à des modes historiques, mais ce n’est pas pour ça qu’on se prend pour des princesses ! Et ce n’est pas parce que l’on porte des robes roses qu’on régresse aux baigneurs de notre enfance. Loin d’être un retour en arrière dans notre développement, le lolita peut présenter au contraire le choix pour celle qui le porte de vouloir mûrir en restant décente  et élégante dans sa tenue. Après tout, une tenue lolita cache les épaules et descend jusqu’aux genoux, si ce n’est en dessous ! On est bien loin des débardeurs à décolleté plongeant et des jupes moulantes qui composent régulièrement la mode "actuelle".

2) C’est fait pour attirer le regard, pour provoquer les gens normaux

Forcément, entre toutes les silhouettes filiformes qui se pressent dans les villes, une silhouette enjuponnée c’est visible. Le noir ça flash sur le blanc, mais ça marche aussi avec une robe colorée parmi des jeans noirs. Mais est-ce une preuve qu’on cherche à ce que les personnes nous jettent des coups d’œil ?
Si on porte des vêtements, c’est d’abord qu’ils nous plaisent et qu’on se sent bien avec, pas pour faire réagir l’inconnu que l’on croisera dans la rue. Nos vêtements sont en quelque sorte le reflet de notre esprit.

3) Porter un jupon ? Après tout ce qu’on fait les femmes pour s’en libérer, pourquoi s’en encombrer à nouveau ?

Ah le jupon. Je me demande si ce n’est pas LA caractéristique du lolita qui fait criser les parents. Entre les "Mais tu as vu la taille de ton cul !" et les "Tu n’arriveras pas à passer les portes avec ÇA !", notre ego déguste (ne surtout pas oublier l’appui sur le "ÇA", c’est que qui fait le charme de cette exclamation!) ! (Mesdemoiselles, si vous en avez d’autres tout aussi succulentes, je les attends dans les commentaires !)
Monsieur le papa, ne vous focalisez pas dessus.
Le jupon, s’il nous fait un tour de taille important, dont on sait  que le volume est factice, donne l’illusion d’une taille plus fine et cache nos gros jambons, ne laissant paraître que nos mollets fuselés ! N’est-ce pas parfait ?
Et porter un jupon… C’est juste une impression géniale. Il faut tester pour comprendre, mais une fois essayé on ne peut plus s’en défaire !

4) Du lolita dehors ? C’est une incitation à se faire agresser !

Que celle qui ne se soit pas faite sifflée ou abordée lorsqu’elle portait jean/veste lève la main ! Personne ? Et bien je crois qu’être habillé "normalement" suffit largement à une provocation "basale" (j’entends par là suffisante pour se faire draguer en toute légèreté). Personnellement, je n’ai jamais été embêtée lorsque je me promenais en lolita, et je ne crois pas que les autres lolitas soient plus victimes d’agression ou de dérangement à cause de leur tenue. Ce serait plus l’effet inverse, les légers dragueurs évitant de nous héler.
Monsieur, rangez votre batte, votre fille n’est pas plus en danger que les autres filles de son âge.

5) Ce n’est qu’un caprice adolescent montrant qu’elle n’est pas encore mature

Si votre enfant est jeune, le lolita ne peut être qu’une passion adolescente qui s’estompera au fil du temps. Mais elle peut aussi être une passion durable. Même si la moyenne d’âge des lolitas françaises doit être inférieure à vingt ans, beaucoup sont passionnées depuis des années et nous avons de nombreuses lolitas adultes.
La passion pour le lolita n’est pas non plus une question de maturité. On peut être très mature et mettre tous les jours son jupon, ce n’est pas incompatible ! Il faut savoir que la communauté lolita française est très hétérogène, que ce soit en âge, culture, points de vue ou situation sociale telle que les types d’études suivies.

6) C’est une mode vestimentaire, elle ne tirera aucun enseignement de sa passion

Le lolita est une mode vestimentaire, mais un état d’esprit s’en dégage. Les lolitas françaises échangent beaucoup via des forums et des groupes, sur des sujets très divers, parfois très éloignés de la mode lolita en elle même. Les meetings ayant lieu permettent de rencontrer de nouvelles personnes, d’autres manières de penser.
De plus, le lolita n’est pas qu’une mode commerciale, le fait main est souvent plébiscité. On peut trouver plein de tutoriels sur internet et apprendre énormément ! Et Madame, avouez qu’avoir une fille qui sait utiliser une machine à coudre quand d’autres ne savent qu’à peine faire des points droits, ça a une certaine classe.

 

Le lolita ne fait de votre enfant une folle, mais peut lui apporter énormément de choses qui lui seront utiles dans la vie. si vous avez encore des idées reçues ou des interrogations, questionnez votre fille, informez-vous, il n’y a que comme ça que vous comprendrez son point de vue. Et souriez ! Votre fille a une passion, soutenez-la !

Madame, Monsieur, si vous avez lu jusqu’ici, merci beaucoup. C’est quelque chose d’important à mes yeux de faire comprendre à ses proches sa passion. J’espère qu’à présent vos idées sont plus claires !

Mesdemoiselles, si vous voyez d’autres choses à rajouter, signalez-le moi ! Merci beaucoup de votre attention.

 

 

Pour aller plus loin :
- Le documentaire Lace & Petticoats (en anglais)
- Introduction au Lolita, article paru sur le blog

Adulte, un jour ?

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"Mais quand seras-tu enfin adulte ?"
Question récurrente des parents, de plus en plus fréquente au fil des années.

Six ans, âge de raison.
"Tu es une grande maintenant, ma fille."
Grande, qu’est-ce que ça veut dire ?

Dix ans plus tard, tu es préparée pour ta majorité.
"Dans peu de temps tu seras adulte, prend tes responsabilités !"

Puis vient le moment tant attendu et redouté à la fois : la majorité.
Mais, suis-je vraiment adulte ? En ai-je vraiment la maturité, le comportement ?

Le temps continue de passer, la vie aussi, et ces questions trottent toujours dans ma tête.
Puis-je me juger comme adulte ? Ai-je vraiment changé ces dernières années ? Ma vie elle, a été bouleversée. Est-ce que ça fait de moi quelqu’un de différent ?
Je ne suis pas tout à fait adulte, mais plus une enfant. Mon comportement juvénile est toujours là, caché derrière une couche de maturité.
Je serai adulte, un jour.

L’obsession du corps

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Aujourd’hui, je souhaite vous parler d’un sujet qui me tient à cœur, précédemment plus ou moins évoqué dans le dossier « La beauté », en partenariat avec la Petite Prune Masquée (http://psycho-et-moi.overblog.com/). Comme vous avez pu le remarquer, la beauté et surtout le regard de l’autre sur l’individu est un sujet récurrent dans nos articles respectifs, et revient aussi régulièrement dans nos discussions privées (parce que oui, pour établir un partenariat tel que celui effectué en avril dernier, il faut qu’il y ait contact (évidemment) et compatibilité d’idées !)

Je vais parler de la pression mise par l’autre et par soit sur sa propre apparence physique. Ainsi cet article est orienté un peu plus en direction des filles/femmes/trucsàvagin mais touche de plus en plus les garçons/hommes/trucsmembrés. Ne vous vexer donc pas messieurs, si parfois j’utilise « les filles », ce n’est pas pour vous exclure, mais je suis plus à l’aise pour m’exprimer sur ce que je connais et étant une fille moi aussi… ça relève d’une sorte d’habitude.

Donc, le sujet aujourd’hui est cette pression que l’on subit par rapport à notre physique que ce soit par des étrangers, des proches ou par nous-mêmes. Je ne pense pas que ceci ait un nom, mais nous la connaissons tous, à différentes échelles.

Commençons par le début, l’enfance. L’enfance, avec les adultes, c’est cool. On est le petit trésor de la famille, la fleur prête à s’épanouir, cajolé par les autres adultes. Arrivé à l’école, ce n’est plus le même refrain. On est tous ensemble, on se ressemble, on n’est plus l’Unique. Alors on cherche les différences, et en conséquence, ceux les plus ressemblants (les plus « beaux ») pointent les différences (les « défauts ») de l’autre, les critiquent. Inné, ou effet de groupe, cette critique de la différence commence à rabaisser certains, plus ou moins bas. La première source de critique (vous voyez où je veux en venir) est le physique.
Au fil des années, d’autres sujets de moquerie sont abordés, les capacités, les vêtements,… Mais la critique physique reste présente. Toujours.

En grandissant, on ouvre les yeux, on les lève du sol, et on rencontre la PUB. Elle est partout, dehors (panneaux, affiches, magasins) mais aussi à l’intérieur (radio, télévision) et même à l’école (dans certains manuels… ouvrez un livre d’Histoire-géo ou de physique-chimie, vous êtes quasiment certain d’en trouver une !). Elle s’est tellement insinuée dans notre vie qu’on ne s’en rend même plus compte. On ne lui prête plus attention. Du moins consciemment car notre cerveau lui ne l’oublie pas, les messages subliminaux, les symboles, il les retient.
C’est un mécanisme inconscient, mais présent en chacun. Faites le test un jour, regardez de vieilles pub sur le net, et essayez de voir si vous vous en rappelez. Tout bonnement stupéfiant. On se rappelle de la marque, du produit, de sa présentation, le plus souvent visuelle.

Si certains de mes propos vous choquent, je m’en excuse, je ne me définie pas comme féministe, juste comme quelqu’un de raisonné. Je suis une rageuse-née, et j’aimerais que chacun puisse vivre sa vie comme il l’envisage, en disant F*CK à ceux qui le critiquent. Belle utopie n’est-ce pas ?

Revenons à ce qui nous intéresse ici. Au fil de notre croissance, de notre « maturation » nous sommes hantés par ces idées. Pour être beau et réussir, il faut être mince et proportionné selon la mode, la culture d’où on vit. Comme nous vivons maintenant dans un espace mondialisé, la mode l’est aussi. Ces critères sont entrés dans notre tête. Tu veux être heureuse dans la vie ? Soit grande, mince, et sache porter bien en avant tes attributs féminins ma fille. Tu veux être heureux dans ta vie ? Soit grand, élancé, musclé mais pas trop et soit masculin mon fils. Rentrez dans votre rôle. Endossez-le jusqu’à ce que ce soit votre norme.
Nous sommes dans un monde standardisé, alors, soit standard.
Tu n’es pas comme on veut ? C’est de ta faute, entièrement de ta faute.
Ne cherche pas à rejeter la faute sur autre chose, tout est de ta faute si tu ne ressembles pas aux mannequins dans les magazines.

J’exagère ? Si peu.
« Mais moi je ne suis pas comme ça ! » Regarde au fond de toi, tu ne l’as jamais ressenti cette envie, ce besoin d’être ce que tu vois partout, « beau » ?
Bien sur que oui.
La seule différence entre chacun d’entre nous est notre manière de réagir.

Réagir à la demande qu’on nous fait tous les jours d’être parfait, aux critiques, aux remarques. Être soi, mais pas travers les autres, les images.
Bonne chance

 

 

En lien avec le post, un article VRAIMENT très intéressant http://www.sonyan.fr/pays-des-sushi-volants/salut-tca-bien/

Moins de clichés, plus de réalité ?

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Bonjour/bonsoir cher lecteur !

Il y a fort longtemps que je n’ai pas publié ici (manque de temps et autres) même si ça fait depuis quelques temps que je planche sur un article qui me tient à cœur, qui risque d’être publié dans quelques temps (je ne sais pas encore quand exactement, mais suivez la page facebook du blog pour suivre mes actualités !)

Si j’écris aujourd’hui, c’est en effet pour parler des clichés, des à-priori, appelez ça comme vous voulez.
J’ai changé complètement d’univers depuis le début de l’année scolaire, et de fait j’ai découvert de nombreuses choses.Dont de nombreux préjugés.

Dans ce blog furent déjà évoqués les préjugés sur l’apparence, sur l’individu. Maintenant, je voudrais évoquer rapidement les préjugés sur notre environnement. Parce que mine de rien, on en a beaucoup.

Je suis étudiante en agriculture (sisi paysan !), un univers que je connaissais pas du tout auparavant (100% citadine de province !), et il n’y a pas à dire, j’adore ce que je fais. J’avais toutes sortes de préjugés (pollution, production intensive inhumaine, et autres), un peu la rengaine sortie régulièrement par les médias, politiques, écolos et autres. Au contact de personnes "du milieu", à force d’échanges, de recherches, d’étude, je me suis rendue compte que nombre de visions que j’avais de l’agriculture étaient tout simplement fausses.
Qu’on avait fait en sorte que j’ai une vision différente de la réalité.

Un peu comme cette image qui se promène régulièrement sur internet…

Il n’est jamais aisé de trouver une vérité dans le marasme d’informations dans lequel nous somme englué à longueur de temps. Cependant, en regardant ailleurs, en échangeant avec des personnes qui s’y connaissent VRAIMENT on peut évoluer et avoir une pensée plus libre. Du moins j’y crois.

Merci de votre attention !

 

 

Ps : Si vous souhaitez lire d’autres récits de passage au dessus de ses idées reçues, je vous conseille la lecture de cette article, vraiment intéressant ! http://demalenpiges.wordpress.com/2013/10/29/et-si-on-depassait-nos-prejuges/

 

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