Un dessin mal fait pour résumer

Agression humoristique ?

Trigger Warning : Agression sexuelle

Hier, un tweet passe devant mes yeux : « Ho, (encore) un (autre) connard (porté aux nues) qui va couiner qu’on ne peut plus rien dire plus rien faire… » avec un lien vers l’article de Madmoizelle sur une vidéo de Rémi Gaillard.

Ca fait bien longtemps que je ne suis plus Rémi Gaillard. Au fil des années, ses vidéos ont perdu toute saveur et j’ai complètement décroché à partir du moment où il a sorti Free Sex. Lors de sa parution, Rémi Gaillard s’était pris un tollé de remarques, visant à lui rappeler que non, LES AGRESSIONS SEXUELLES NE SONT PAS DROLES même quand elles sont « justifiées » par l’humour. Je m’attendais que dans la vague d’informations qui lui ont été transmises, il en avait retenu un minimum. Mais non.

Le 13 juin 2015 Rémi Gaillard a uploadé sur Youtube sa vidéo « Dog », sensée sensibiliser sur la maltraitance animale et l’abandon. « Wow, mais l’idée de base est bonne ! » me direz-vous. Mais là où ça devient puant, C’est qu’à un moment déguisé en chien, il agresse sexuellement une femme allongée sur la plage. Tranquillement, comme ça, pour faire rire ses spectateurs.

Je ne m’attarderai pas sur la vidéo en elle-même, mais plutôt sur les réactions des personnes l’ayant regardé et ne comprenant pas la critique de l’agression sexuelle. Hier soir, j’ai eu un looong (très looooong) échange sur ce sujet avec des personnes de tout horizon et j’ai remarqué qu’il avait vraiment des pistes de réflexion qu’il était nécessaire d’apporter. (D’accord, je l’avoue, je fais ça -aussi- pour ne pas avoir à retaper des pavés dès que quelqu’un ne comprend pas en quoi c’est grave, « parce que c’est de l’humour ») (D’ailleurs, si ça vous dit, vous pouvez faire comme moi).

Rappel nécessaire

Rappel nécessaire

Une agression sexuelle, même dans une vidéo humoristique, reste une agression sexuelle

Lorsqu’une femme se fait agresser dans la rue (main au cul, seins pincés, etc, vous cernez l’idée) nombreux sont ceux à blâmer l’inconnu-agresseur. Quand c’est un homme connu (exemple, l’ « humoriste » anglais Sam Pepper), bizarrement il n’est plus blâmé ni par des hommes, ni par de (trop) nombreuses femmes. Alors que l’acte est le même.

Un dessin mal fait pour résumer

Un dessin mal fait pour résumer

Pour faire rire, Rémi Gaillard reproduit un schéma d’oppression, tourné en dérision : l’agresseur oppresse l’agressée. Mais c’est pas grave hein, vu qu’il est déguisé en chien et que c’est de l’humour ! Non. Ça ne fonctionne pas comme ça. C’est un homme qui agresse quelqu’un qu’il, en plus, ne connait pas. Il reproduit un schéma que subissent des milliers de femmes, quotidiennement, en France. Qui relaie cette personne à un simple morceau de chair disponible, une proie. Quand il l’agresse, il ne connait rien d’elle. Elle, c’est peut-être la dixième fois qu’elle se fait emmerder ce jour-là, peut-être qu’elle voulait juste se relaxer tranquillement, seule. Mais non. Un mec déguisé en chien l’agresse, et cette agression est filmée. Elle est réduite à l’état de proie et sera vue ainsi par des milliers de gens qui trouveront ça drôle, se moqueront d’elle et de sa réaction. Elle qui n’a rien demandé et qui subit l’égoïsme d’un homme en besoin de popularité. Il est vrai qu’elle a donné l’autorisation de diffusion de son image. Mais combien de personnes ont refusé avant elle ? Et est-ce que ça excuse l’agression ? Je ne pense pas.

Tout ceci sans compter qu’une fois encore il créé un précédent visuel d’agression sexuelle en le liant avec du « fun ». Et ce précédent est largement diffusé. Il faut se rappeler que cet homme a une fanbase qui le suit depuis des années. Des personnes admirent ses vidéos et les reproduisent. Et dans sa vidéo, il transmet que c’est fun d’agresser une personne, si c’est pour une bonne cause (ici, l’abandon des animaux). L’agression est noyée dans la masse du fun, devenant un élément du rire, banal et sans importance. Des filles se font déjà tripoter dans les cours par des garçons qui veulent faire rire leurs amis et lui, adulte responsable, suivi par des milliers de personnes, banalise ces actes les faisant rentrer dans une mode.

Je n’accuse pas Rémi Gaillard d’être responsable de toutes les agressions sexuelles du monde, soyons clairs là-dessus. Mais il me parait normal et nécessaire qu’une personne médiatique réfléchisse à ce qu’il décide de montrer et à ses conséquences. La manière de présenter une agression n’est jamais neutre, ici il la banalise. Et ça c’est grave.

Il y aura toujours sur internet des vidéos banalisant des comportements humiliants, discriminants, des délits. Je ne peux pas me voiler les yeux là-dessus. Mais il est nécessaire qu’une prise de conscience globale de l’anormalité de ces comportements soit faite et que les personnes produisant cette banalisation cessent de la faire et, dans le meilleur des cas, la dénonce.

Quelques liens
– Pour comprendre la culture du viol : par Madmoizelle et Crêpe Georgette
– Le Tumblr de Paye Ta Shnek avec l’image sur la culture du viol à partager !
– La lettre de Daria Marx à Rémi Gaillard

Red My Lips 2015

Red My Lips 2015

En avril dernier se déroulait la 3ème édition de Red My Lips. Cette mobilisation annuelle a pour but de dénoncer les violences sexuelles lors du mois consacré à cet effet. A la base, Red My Lips est une association internationale basée aux Etats-Unis.

Sa fondatrice, Danielle Tansino, une survivante de violences sexuelles l’a crée après constatation que les stéréotypes de la victime-responsable (celle qui se plaint, mais quand même, elle l’a bien cherché) sont solidement ancrés dans le système judiciaire, mais aussi dans la sphère privée. Pour cette association, comme tant d’autres portant sur le même sujet, il est nécessaire de lutter contre la remise en cause de la victime.
Pour une présentation complète de Red My Lips, c’est par ici ! (lien en anglais)

Red my lips logo

La campagne était accessible via Facebook. Pour démontrer notre support à TOUS les  survivants de violences sexuelles et lutter contre les mythes liés à ceux-ci, plusieurs propositions de type de mobilisation étaient faites. La principale était de de porter du rouge à lèvres rouge tous les jours du mois d’avril. Mais des alternatives étaient proposées :
– Avoir une trace de baiser rouge sur soi
– Faire un tattoo temporaire RedMyLips (si on en a un)
– Faire un nail art avec des lèvres rouges
– Ou tout autre initiative présentant des lèvres rouges (t-shirt, affichage à la fenêtre, etc…)
Pour soutenir l’association, il était possible de faire des dons.

Pour des raisons qui me paraissent évidentes, j’ai adhéré à l’idée. Parce que les violences sexuelles sont un enjeu important pour moi, et que ce mouvement ne rejette pas de genre (à l’oppoqé du Movember qui met bien à l’écart les femmes) ainsi que la mobilisation est simple à mettre en place et à suivre.

Pour m’impliquer, j’ai choisi de porter du rouge à lèvres (parce que le nail art et moi… bah c’est tendu !). Je n’ai pas pu le faire tous les jours, mais j’essayer d’en porter le plus souvent possible au grand dam de mon copain, qui ne le supporte pas.
A cause de mon travail, il m’était compliqué de porter du rouge vif tous les jours, j’ai donc légèrement triché et étendu ma collection de rouges à lèvres.

Mes petits chéris ❤️

Mes petits chéris ❤️

Et vous, connaissez-vous Red My Lips ? Vous êtes-vous mobilisé ?

N’hésitez pas à visiter :
– Leur site : http://redmylips.org
– Leur Tumblr : http://redmylipsorg.tumblr.com
– Leur page Facebook : https://www.facebook.com/redlipstick4acause

Ne meurs pas pour moi

Originally posted on Peuvent-ils souffrir ?:

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L’ONG péruvienne « Vida mujer » vient de lancer une campagne de sensibilisation concernant les violences conjugales. Le projet a mené à la réalisation d’un livre-témoignages en deux parties :

  • la première partie (écriture en noir sur fond blanc) recueille des lettres, messages envoyés par des conjoints violents à la femme victime de leur violence, avec maintes excuses, déclarations d’amour et promesses d’amélioration… tout pour attiser l’espoir et manipuler.
  • la deuxième partie (écriture en blanc sur fond noir) nous explique en quelques lignes ce qui est arrivé pour chacune des femmes citées après avoir lu le message en question. Une fin d’histoire toujours tragique.

Ces histoires vraies de violences physiques, psychologiques et verbales, voire de féminicides, suivent toutes le même schéma.

Partez avant qu’il ne soit trop tard ! Partez immédiatement lorsque vous n’êtes plus dans une situation de respect mais dans un schéma de domination !

Polyvalence-mp, site de recueil de…

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Tweet amendement

Gouvernement VS adolescentes anorexiques

L’Assemblée Nationale vient de voter un amendement obligeant l’apposition de la mention « photo retouchée » pour toute photo ou le mannequin a été délibérément affiné, ou au contraire épaissi, dans le but de lutter contre l’anorexie, principalement chez les jeunes filles.

Tweet amendementL’intention de base est louable. Mais l’amendement n’est pour moi qu’un vaste écran de fumée.

Premièrement, elle n’empêchera pas la parution de photos de femmes minces, voir très minces. Une minuscule mention sur le côté est facilement ignorée du public, et la sensibilité d’une personne face à cette mention est très variable.

Si les publicitaires/marques/ect ne souhaitent pas a avoir à apposer cette mention, ils changerons leurs mannequins pour des femmes correspondant toujours plus à leurs critères (soit, ce qu’ils font déjà. Quel progrès !) Moins de retouches photos ? Compensons autrement ! Changer de mannequins, travailler une utilisation différente de la lumière, tant de moyens de transformer la silhouette sans alourdir l’utilisation de la retouche photo !

Secondement, il est connu depuis longtemps que la répétition d’images à symbolique forte entrainent une assimilation de celles-ci et une rechercher instinctive de leur reproduction. La femme jeune, belle, mince, c’est celle à qui tout sourit, tout réussit. Et l’amendement n’empêchera nullement la répétition incessante d’images tendant vers la minceur.

Le but pour l’Assemblée Nationale, c’est de baisser le nombre d’adolescentes tendant vers l’anorexie. Dans ce cas-là, pourquoi ne pas les toucher là où elles sont les plus nombreuses, dans les études  ? Pourquoi ne pas inclure un volet « éducation au respect de son corps et de celui-d’autrui » ?

Je vois plusieurs raisons pour lesquelles ce serait une bonne idée :

– L’Education Nationale touche la majorité des adolescentes. Sachant que la scolarité est obligatoire jusqu’à 16 ans et que l’on considère que l’adolescence débute vers 14 ans, on peut considérer qu’il y a deux ans où mettre une sensibilisation à la représentation des corps.
 – Sensibiliser les jeunes (pas que les filles !) à respecter leur corps et le corps d’autrui, pourrait amener une baisse du body-shaming, fréquent dans les environnements scolaires et sur les réseaux sociaux (que ce soit du skinny-shaming ou du fat-shaming (grossophobie)).
– Des actions de sensibilisation pourraient avoir lieu durant la puberté, afin d’accompagner les jeunes durant cette période sensible de transformation physique et les aider à accepter et s’approprier leur « nouveau » corps, sans en avoir honte.
– Travailler sur une tranche aussi importante de la population pourrait influencer la population entière. L’obsession de la minceur est un problème français. Six femmes françaises sur dix veulent maigrir. L’ironie ? Les françaises sont aussi les plus fines des européennes. C’est un problème d’envergure nationale, qui doit être travaillé en profondeur.

Quels seraient les inconvénients de cette option pour l’Etat ? Une mise en place pouvant être complexe, et un coût élevé.

Mais à quel montant s’élèvent les dépenses de l’Etat pour le suivi de personnes ayant des troubles physiques ou mentaux liés à une non-acceptation de leur corps ?
A méditer…

Y-a-t’il un viol là dedans ?

Il y a quelques temps, je vous faisais part de ma (désagréable) expérience lors du visionnage du Loup de Wall Street. En effet, visionner des scènes de violences que l’on a subies, n’est pas la chose la plus agréable au monde !

Lors de discussions avec des amis ayant un vécu « lourd », il revenant souvent l’histoire de soirées foutues à cause de scènes insupportables car trouvant un trop grand écho dans leur passé.
Une amie avait monté un « plan de protection » avec des amis, lorsqu’ils faisaient des soirées-films, un ami ayant pré-visionné le film le censurait pour elle. Et ça marchait bien !

Et hier, on m’a montré LE GRAAL.

Je ne déconne pas, c’est absolument génial.

Il existe un tumblr coopératif qui se nomme Is There Rape In It ? qui recense les films/séries/jeux vidéos comportant des scènes de violences sexuelles.
Son seul défaut ? Il est en anglais. Mais son utilisation est tellement simple que la langue n’est pas un soucis !
Il possède même une fonction recherche pour vérifier si un film précis possède une scène difficile !

Le tumblr est plutôt jeune, ce qui fait que la liste actuelle est plutôt réduite, cependant si vous tombez sur une scène de violences sexuelles, vous pouvez toujours le signaler au site, qui l’ajoutera à sa liste !

Bref, PARTAGEZ à fond ce tumblr, et n’hésitez pas à l’enrichir !

Featured Image -- 355

Je suis jolie

Raphi:

Ceci est une perle de pensée positive !
Vous êtes belles ♥

Originally posted on :

– Version courte –

Etre une femme et se trouver jolie c’est toujours mal vu. On te demande de lutter H24 pour que tu sois toujours plus belle, mais on refuse totalement que tu estimes avoir atteint ton objectif. Pourquoi? Parce qu’on ne veut pas que tu te sentes bien.

– Version longue – 

Voir l'original 1 179 mots de plus

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Je Suis Indestructible France et moi : une lovestory pas prête de s’arrêter

J’ai fait à plusieurs reprises allusion à Je Suis Indestructible France dans mes précédents post, et si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous avez pu remarqué que je parle (spam) souvent à ce sujet.

Je voulais vous parler depuis loooooongtemps des raisons de mon bénévolat dans ce projet, mais j’ai du m’en empêcher à plusieurs reprises. (En fait, je voulais l’écrire ce week-end, mais j’étais tellement cloué au lit par la maladie que s’en était pas possible.) Maintenant que je suis bloquée pour deux heures dans un train, je peux le faire !

Je Suis Indestructible France (JSIFrance pour les intimes), c’est la branche française d’un projet québécois. Le but ? Etre une plateforme web de soutien aux survivant-e-s d’agressions sexuelles. Elle se manifeste à travers Tumblr, Facebook, Twitter, Ask, ainsi que sur des forums, pour apporter des éléments de réponses aux survivant-e-s qui se font connaitre.

J’ai intégré l’équipe de JSIFrance en septembre dernier , en tant que responsable des publications du twitter @JSIFrance.

Mais comment est-ce que j’ai pu atterrir dans cette asso ?

J’ai connu Je Suis Indestructible France à ses tous débuts, en mai-juin 2014. En fait, la branche française a été créée par deux brestoises, Ama et Lucille. Ama étant une amie du lycée, j’ai été (très) rapidement avertie de son existence.

Au départ, j’ai accordé peu d’attention à JSI. Je voyais de quoi ça parlait, mais pas plus. C’est vrai que noyée dans la prépa, je ne voyais plus grand-chose du monde extérieur.

Et au fil du temps, j’ai commencé à m’y intéresser. J’en parlais un peu avec Ama. (Bon, pour le coup, d’accord, c’est surtout elle qui m’en parlait !) Et, fin août, lors d’un long trajet, on en a parlé. Beaucoup. Et encore beaucoup. Elle m’a dit qu’elle galérait avec le compte twitter de JSIFrance car c’était un outil qu’elle maitrisait peu. Je lui ai spontanément proposé de m’en charger. Parce que ça me tenait à coeur d’aider, rien qu’un petit peu, dans ce beau projet.

Quelques jours après, elle en parlait à l’équipe, et je fus acceptée !

Mi-septembre, je commençais à gérer le compte twitter, et en parallèle, je prenais connaissance de l’équipe et des projets en cours au sein de l’association.

Ce fut chaotique au début. Je prenais place dans une équipe déjà constituée et qui tournait bien sans moi. Mais les habitudes se sont prises très rapidement ! L’équipe est composée de personnes vraiment motivées, portant dans leur coeur les valeurs de Je Suis Indestructible.

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Pourquoi vouloir en faire partie ?

Ca fait maintenant quelques années que je me sens touchée par le féminisme, et la culture du viol est un élément que je considère comme un problème important dans notre société. De plus, j’ai rencontré de (trop) nombreuses victimes d’attouchements sexuels et de viols depuis mon lycée. J’ai à la fois la chance et la malchance d’être une personnes auquel les autres se confient facilement, et je peux vous affirmer que dans une soirée, dès qu’une survivante se met à parler, il n’est pas rare que d’autres prennent elles aussi la parole, pour raconter leur vécu.
J’étais donc bien sensibilisée à la question. Et soutenir un projet qui se montait, doucement, à côté de moi, ouais, ça me branchait. Vraiment.

Pour moi, il est super important que ce projet se pérennise. Et que d’autres projets semblables se lancent. Ce que propose Je Suis Indestructible, c’est du soutien aux survivant-e-s, quelque soit leur sexe/âge/religion/orientation sexuelle/autre. C’est de les aider à libérer leur parole, à se reconstruire. Mais c’est aussi informer les autres, communiquer sur les lois, les vécus, les organismes qui existent. Pour comprendre ce qu’est vraiment un viol, ce qui se cache derrière. Il permet aussi à des survivant-e-s de se soutenir mutuellement parce qu’ensemble, on est plus fort. Cette phrase peut paraître cliché, mais elle est vraie. Une personne qui subit un viol, qui est seule, qui n’a pas de « ressources » directes auprès d’elle, elle va se sentir perdue, ne saura pas forcément comment s’en sortir. L’idée de JSI, c’est vraiment de créer ce tissu de ressources et de faire ouvrir les yeux sur la culture du viol, afin de faire bouger les choses.

Vous avez peut-être remarqué que j’ai rejoint Je Suis Indestructible France AVANT de prendre conscience des violences que j’avais subies et d’en parler. Et ça s’est vraiment passé ainsi. En octobre, en lisant les articles que j’avais à planifier pour le twitter, j’ai bloqué sur un article parlant des viols conjugaux. Je n’avais jamais entendu ce terme auparavant. Ca m’a trainé en tête tout la nuit. Le lendemain soir, je prenais conscience de ce qui m’était arrivé.

En un sens, j’ai la conviction que JSIFrance m’a permis de mettre les mots sur ce que j’avais vécu, ce que j’ai étouffé au fond de moi. Peut-être que si je ne m’étais pas investie dans cette asso je n’aurais toujours pas compris ce mal-être que j’avais et que j’ai toujours en moi.
JSI a rendu possible ma remise en marche, ma reconstruction personnelle. Et je pense que grâce à ce projet, on peut des personnes. Vraiment. J’en suis convaincue.

Je ne m’en cache pas, parfois je chiale en m’occupant du Twitter. Je planifie souvent plusieurs articles à la fois afin de les lire tous ensemble et filer le plus vite pleurer de tout mon saoul, seule dans mon lit. C’est dur, mais c’est aussi ce qui me permet d’avancer.

Je crois que je ne remercierai jamais assez les fondatrices québécoises de Je Suis Indestructible pour ce qu’elles ont fait et font encore. Et les deux équipes, québécoises et françaises, qui s’investissent toutes deux énormément. C’est un putain de projet, et je souhaite, je veux, qu’il se poursuive, encore et encore !

Pour suivre le projet !

Tumblr : http://jesuisindestructible.tumblr.com/

Facebook
Québec : https://www.facebook.com/jesuisindestructible?fref=ts
France : https://www.facebook.com/JeSuisIndestructibleFrance?fref=nf

Twitter
Québec : @jesuisindestruc
France : @JSIFrance

Ask
France : http://ask.fm/JeSuisIndestructibleFrance

(Et en plus, je continuerai de vous parler de Je Suis Indestructible via le blog, le Facebook  et le twitter !)

Merci de m’avoir lue !