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Je Suis Indestructible France et moi : une lovestory pas prête de s’arrêter

J’ai fait à plusieurs reprises allusion à Je Suis Indestructible France dans mes précédents post, et si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous avez pu remarqué que je parle (spam) souvent à ce sujet.

Je voulais vous parler depuis loooooongtemps des raisons de mon bénévolat dans ce projet, mais j’ai du m’en empêcher à plusieurs reprises. (En fait, je voulais l’écrire ce week-end, mais j’étais tellement cloué au lit par la maladie que s’en était pas possible.) Maintenant que je suis bloquée pour deux heures dans un train, je peux le faire !

Je Suis Indestructible France (JSIFrance pour les intimes), c’est la branche française d’un projet québécois. Le but ? Etre une plateforme web de soutien aux survivant-e-s d’agressions sexuelles. Elle se manifeste à travers Tumblr, Facebook, Twitter, Ask, ainsi que sur des forums, pour apporter des éléments de réponses aux survivant-e-s qui se font connaitre.

J’ai intégré l’équipe de JSIFrance en septembre dernier , en tant que responsable des publications du twitter @JSIFrance.

Mais comment est-ce que j’ai pu atterrir dans cette asso ?

J’ai connu Je Suis Indestructible France à ses tous débuts, en mai-juin 2014. En fait, la branche française a été créée par deux brestoises, Ama et Lucille. Ama étant une amie du lycée, j’ai été (très) rapidement avertie de son existence.

Au départ, j’ai accordé peu d’attention à JSI. Je voyais de quoi ça parlait, mais pas plus. C’est vrai que noyée dans la prépa, je ne voyais plus grand-chose du monde extérieur.

Et au fil du temps, j’ai commencé à m’y intéresser. J’en parlais un peu avec Ama. (Bon, pour le coup, d’accord, c’est surtout elle qui m’en parlait !) Et, fin août, lors d’un long trajet, on en a parlé. Beaucoup. Et encore beaucoup. Elle m’a dit qu’elle galérait avec le compte twitter de JSIFrance car c’était un outil qu’elle maitrisait peu. Je lui ai spontanément proposé de m’en charger. Parce que ça me tenait à coeur d’aider, rien qu’un petit peu, dans ce beau projet.

Quelques jours après, elle en parlait à l’équipe, et je fus acceptée !

Mi-septembre, je commençais à gérer le compte twitter, et en parallèle, je prenais connaissance de l’équipe et des projets en cours au sein de l’association.

Ce fut chaotique au début. Je prenais place dans une équipe déjà constituée et qui tournait bien sans moi. Mais les habitudes se sont prises très rapidement ! L’équipe est composée de personnes vraiment motivées, portant dans leur coeur les valeurs de Je Suis Indestructible.

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Pourquoi vouloir en faire partie ?

Ca fait maintenant quelques années que je me sens touchée par le féminisme, et la culture du viol est un élément que je considère comme un problème important dans notre société. De plus, j’ai rencontré de (trop) nombreuses victimes d’attouchements sexuels et de viols depuis mon lycée. J’ai à la fois la chance et la malchance d’être une personnes auquel les autres se confient facilement, et je peux vous affirmer que dans une soirée, dès qu’une survivante se met à parler, il n’est pas rare que d’autres prennent elles aussi la parole, pour raconter leur vécu.
J’étais donc bien sensibilisée à la question. Et soutenir un projet qui se montait, doucement, à côté de moi, ouais, ça me branchait. Vraiment.

Pour moi, il est super important que ce projet se pérennise. Et que d’autres projets semblables se lancent. Ce que propose Je Suis Indestructible, c’est du soutien aux survivant-e-s, quelque soit leur sexe/âge/religion/orientation sexuelle/autre. C’est de les aider à libérer leur parole, à se reconstruire. Mais c’est aussi informer les autres, communiquer sur les lois, les vécus, les organismes qui existent. Pour comprendre ce qu’est vraiment un viol, ce qui se cache derrière. Il permet aussi à des survivant-e-s de se soutenir mutuellement parce qu’ensemble, on est plus fort. Cette phrase peut paraître cliché, mais elle est vraie. Une personne qui subit un viol, qui est seule, qui n’a pas de « ressources » directes auprès d’elle, elle va se sentir perdue, ne saura pas forcément comment s’en sortir. L’idée de JSI, c’est vraiment de créer ce tissu de ressources et de faire ouvrir les yeux sur la culture du viol, afin de faire bouger les choses.

Vous avez peut-être remarqué que j’ai rejoint Je Suis Indestructible France AVANT de prendre conscience des violences que j’avais subies et d’en parler. Et ça s’est vraiment passé ainsi. En octobre, en lisant les articles que j’avais à planifier pour le twitter, j’ai bloqué sur un article parlant des viols conjugaux. Je n’avais jamais entendu ce terme auparavant. Ca m’a trainé en tête tout la nuit. Le lendemain soir, je prenais conscience de ce qui m’était arrivé.

En un sens, j’ai la conviction que JSIFrance m’a permis de mettre les mots sur ce que j’avais vécu, ce que j’ai étouffé au fond de moi. Peut-être que si je ne m’étais pas investie dans cette asso je n’aurais toujours pas compris ce mal-être que j’avais et que j’ai toujours en moi.
JSI a rendu possible ma remise en marche, ma reconstruction personnelle. Et je pense que grâce à ce projet, on peut des personnes. Vraiment. J’en suis convaincue.

Je ne m’en cache pas, parfois je chiale en m’occupant du Twitter. Je planifie souvent plusieurs articles à la fois afin de les lire tous ensemble et filer le plus vite pleurer de tout mon saoul, seule dans mon lit. C’est dur, mais c’est aussi ce qui me permet d’avancer.

Je crois que je ne remercierai jamais assez les fondatrices québécoises de Je Suis Indestructible pour ce qu’elles ont fait et font encore. Et les deux équipes, québécoises et françaises, qui s’investissent toutes deux énormément. C’est un putain de projet, et je souhaite, je veux, qu’il se poursuive, encore et encore !

Pour suivre le projet !

Tumblr : http://jesuisindestructible.tumblr.com/

Facebook
Québec : https://www.facebook.com/jesuisindestructible?fref=ts
France : https://www.facebook.com/JeSuisIndestructibleFrance?fref=nf

Twitter
Québec : @jesuisindestruc
France : @JSIFrance

Ask
France : http://ask.fm/JeSuisIndestructibleFrance

(Et en plus, je continuerai de vous parler de Je Suis Indestructible via le blog, le Facebook  et le twitter !)

Merci de m’avoir lue !

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Charlie

Hey Charlie Hebdo, je ne t’ai jamais vraiment lu.
Pourtant tu t’exposais à longueur de temps dans la bibliothèque municipale où j’allais petite. Je me rappelle de tes caricatures les plus polémiques, relayées par d’autres médias. Je me rappelle de l’incendie visant tes locaux.
Pourtant, Charlie, je ne te connais pas.

J’ai appris pour l’attentat hier, mercredi 7 janvier 2015, à 13h. Ça m’a fait un choc énorme.
J’étais trop jeune en 2001 pour comprendre les attentats du 11 septembre. En 2011, le Massacre d’Utøya m’avait profondément choquée. Mais c’était loin, distant de ma petite vie de tous les jours.

Mais aujourd’hui c’est différent. Des hommes ont été assassiné parce qu’ils s’étaient exprimés au travers d’un journal satirique. D’autres, parce qu’ils ont essayé de défendre cette liberté d’expression.

Je n’ai jamais vécu dans un monde où la peur d’un attentat n’existait pas. J’ai peur que mes futurs enfants ne le connaissent pas non plus.
Tout ça parce que quelques personnes ne tolèrent pas que des personnes n’aient pas les mêmes opinions qu’eux et s’expriment.
Je n’ai pas dit que les caricatures de CH ne pouvaient pas être insultantes pour certaines personnes. Parfois, j’ai été vexée par quelques-unes. Mais un bout de papier griffonné ne devrait jamais être un prétexte pour une balle.

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Hier soir, un rassemblement était proposé sur Rennes. Je n’étais en état d’y aller. J’ai regretté, mais c’était trop tard. En revanche, je suis allée à la minute de silence organisée ce midi devant la mairie. Entendre cette place, habituellement fourmillante et bruyante, se stopper un instant et se taire, c’était impressionnant. Des personnes brandissaient des pancartes « Je suis Charlie », d’autres un crayon dans leur poing tendu. Puis, des applaudissements, de partout. Pour des dessinateurs n’ayant jamais cessé de s’exprimer malgré les pressions, pour tous les morts de l’attentat, par respect pour eux. C’était touchant.

Les rassemblements pacifistes, c’est la belle partie des réactions créées par cette tragédie.

La mauvaise, c’est celle des amalgames, de la haine exacerbée de l’autre, des insultes, des violences, des demandes de mise à mort. Sur les réseaux sociaux, tout va très vite, trop vite. Autour de #JeSuisCharlie, les insultes pullulent.
Depuis ce matin, nombreux sont les témoignages de mosquées attaquées, de musulmans battus, injuriés. L’horreur succède à l’horreur.
Ça en vient à un tel point qu’on se demande quand et surtout comment ça finira.

Les extrémistes de tous bords s’emparent de ce crime. Certains demandent le retour à la peine de mort, appellent à la barbarie. A répondre au sang par le sang, dans une spirale absurde.
Vient le moment où ce monde me déprime. Où l’extérieur me fait peur, et la connerie des autres encore plus.

J’aimerais que cet attentat, évènement ô combien tragique, serve de rebond à la France. Qu’au lieu de stigmatiser l’autre comme c’est de plus en plus fréquent, il permette aux gens de se redécouvrir les uns et les autres, malgré nos différences, que ce soit de peau, de religion, de culture. Que ces différences nous enrichissent et permettent le respect de l’autre.

C’est utopique, je sais, mais en se bougeant, ça peut changer.
Des initiatives fleurissent, ici et là, comme par exemple #VoyageAvecMoi qui propose de ne plus voyager seul dans les transports en commun. C’est simple, mais c’est beau. Mon petit cœur blessé se réchauffe en voyant des tweets proposant ainsi de l’aide.

Alors, Charlie, je suis désolée, profondément blessée de ce qui est arrivé. Ça n’aurait jamais dû exister. Peu importe ce qui a été écrit, dessiné, rien ne justifie la mise à mort d’un homme. Mais, de toute mon âme, je souhaite que cet évènement soit  le terreau fertile d’une unité entre les individus, dans le respect des différences.

#LesCharlieOntDesVisages

#LesCharlieOntDesVisages

la culture du viol

Le Loup de Wall Street, cinéma et culture du viol

Hier soir, j’ai regardé le Loup de Wall Street, un film de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio sorti en 2013.
Lors de sa sortie, j’en avais lu les louanges dans de (nombreux) tweets de connaissances. Cependant, je n’ai pas eu le temps d’aller le voir au cinéma. C’est donc tranquillement, posée dans mon lit avec un bol de soupe, que j’ai décidé de combler cette lacune cinématographique.

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Drogues, violence et sexe dans tous les sens, voilà comment je définirai le film, qui parle finalement assez peu de finance. Un côté Las Vegas Parano, comme beaucoup l’ont remarqué.
Se déroulant dans les années 90, l’ensemble reste globalement misogyne. Les hommes font avancer l’histoire, les femmes restant au second plan, comme coup d’un soir, prostituées ou domestiques. Les seuls rôles féminins ayant un personnage un peu travaillé sont les deux femmes de Jordan Belfort (DiCaprio), la tante Emma et une de ses employés. Il n’y a qu’une femme importante dans le scénario du film, c’est la seconde femme.

Une scène m’a vraiment bouleversé. Elle se passe dans la seconde moitié du film et dure à peine 5 minutes. Une scène de viol conjugal. Jordan rentre chez lui, sobre, épuisé après avoir appris de mauvaises nouvelles. Il retrouve sa femme Naomi dans la chambre, à côté du lit. Il lui parle, la serre contre lui, lui dit qu’il a envie d’elle. Il la déshabille de force, l’allonge sur le lit et commence à la prendre malgré ses protestations. Au bout d’un moment elle finit par céder et lui demander de la « baiser comme si c’était la dernière fois ». A partir de ces paroles, elle se fige, inerte, le visage fermé, attendant qu’il finisse. Lui, s’agite, s’amuse en elle, et annonce à la fin que c’est la meilleure baise de sa vie.
Toute la scène, la caméra est braquée soit sur l’ensemble du lit, soit sur les visages des protagonistes. Le spectateur ne peut en louper une miette.

J’ai lu plusieurs critiques françaises du film. Elles évoquent toutes les abus de drogues, les soirées avec des prostituées (soit 75% du film), les violences conjugales. Mais aucune n’évoque clairement le viol conjugal. Aucune. Et j’ai cherché.
Pourtant, cette scène, bien (trop) visible arrive juste avant que Jordan ne frappe sa femme suite à l’annonce de son souhait de divorcer. Je ne comprends pas pourquoi.
Il n’y a pas pire horreur que celle de pénétrer l’intimité de quelqu’un contre son gré. Je ne comprends pas pourquoi personne ne l’a relevé.

La scène en  elle-même se justifie dans le cadre d’un film se déroulant en 90. Comme les autres scènes du film, elle respecte la « normalité », la « morale » de l’Amérique à cette époque. Je pense particulièrement à la scène où Leonardo DiCaprio découvre que son majordome organise des parties gay dans son appartement. Or, cette homophobie latente a était décrite dans différentes critiques.
Pourquoi pas le viol ?

J’ai plusieurs explications possibles. On est habitués à une industrie du cinéma où les rôles féminins restent très stéréotypés. La femme est jeune, jolie et soumise à la figure masculine, d’ailleurs souvent plus âgé (l’image du mari-papa, on nage –vraiment- en plein paternalisme). On trouve normal que dans les films que la femme mariée soit soumise à son mari, parce qu’elle l’a choisi.
Dans les films, la violence est physique, sanglante, visible. Ici, même si l’on voit que ça ne va pas, il n’y a pas les marqueurs habituels de la violence, alors qu’ils sont présents quelques minutes après, lorsque Jordan frappe de ses mains sa femme.
De plus, Naomi fini par céder à son mari, mais IL EST DEJA TROP TARD. Mais sa soumission suffit à flouter l’extrême violence du viol.
Il ne faut pas oublier non plus que le viol conjugal, même s’il représente plus de 50% des viols en France, reste un concept flou pour une personne ne connaissant pas le terme. Il n’est reconnu en France que depuis 1992 et continue d’être encore débattu aujourd’hui.

Le cinéma continue de nos jours à véhiculer des stéréotypes pouvant porter à préjudice, donnant lieu à des interprétations floutées de notre société, capable de renforcer des comportements dangereux. Par certains aspects, par certains films, le cinéma renforce le sexisme, la culture du viol, et c’est grave. Si un crime aussi grave qu’un viol conjugal n’est pas décelé alors que le spectateur est forcé à le voir, comment pourrait-il être décelé dans la vie quotidienne, au détour d’une conversation amicale ?

Je n’ai qu’une chose à ajouter.

la culture du viol

la culture du viol

Bilan de 2014 et projets pour 2015 !

Bonjour et bonne année à tous !
Qui dit nouvelle année, dit bilan de la précédente. J’admets avoir quelque peu piqué l’idée sur un post de Nella Fragola !

2014 a été une année particulière à mes yeux.En dehors de la prise de conscience expliquée dans mon dernier article, de nombreuses choses négatives me sont arrivées. Je suis passée d’étudiante ingénieur à sans école/sans travail, pour être maintenant volontaire en service civique, ce qui n’était clairement pas prévu au départ. J’ai fait de mauvaises découvertes, était malade, fini à l’hôpital. Pas très optimiste tout ça !

Heureusement, à côté de ça, il y a eu plein d’aspects positifs !
C’est parti pour une petite rétrospective de l’année 2014 !

Janvier

Au tout début de l’année, j’ai eu la joie d’apprendre la naissance de ma troisième nièce ! C’est vraiment un adorable petit ange ! Je n’ai pas l’occasion de la voir très souvent, mais à chaque fois c’est un vrai bonheur.

Février

L’anniversaire de ma petite soeur ! Il avait lieu juste avant mes vacances, mais j’ai pu rentrer pour le repas du week-end afin de le lui fêter avec toute la famille !

Mars

Le Gala de l’école ! Les retrouvailles avec les étudiants partis en stage dans tous les coins de la France, une soirée entre amis, un vrai bon moment ! Il faut dire que les « anciens » nous l’avaient vendu à coup de rêves !
C’est compliqué à expliquer, mais pour moi ça reste une pépite de joie dans ma vie.

Avril

Tin-tin-TIIIIIIN !!!
La Wackii Time Party 4 !
Affiche Wackii Time Party 4Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une série de soirées électro, centrées sur la Trance, se déroulant sur Paris. Elles sont organisées autour d’Alex Wackii, jeune DJ français très prometteur (et adorable !)
Mon ami de longue date Brendan m’y avait invité, et il a vraiment bien fait ! Une équipe sympathique, dans une salle agréable, avec une ambiance familiale… Que demander de plus ?
Ah, oui, le set de Wackii.

Mai

Les XXé Ovalies.XX OvaliesPlusieurs journées de matches de rugby organisées par mon ancienne école.

Le jour, j’étais bergère d’une école, c’est à dire que je guidais une équipe d’une autre école que la mienne sur le tournoi.
Le soir, je faisais la fête avec mes amis. Chose drôle, un de mes amis avait pile son anniversaire durant les Ovalies ! Je pense qu’il s’en souviendra pendant un bon moment ;)

Lot of fun !

Lot of fun !

Ca m’a vraiment sorti de ma routine. C’était quelques jours où j’étais à 400%, levée à 6h, couchée à 3h, mais toujours motivée ! Il faut dire que j’avais une équipe géniale, très enthousiaste, un vrai bonheur à encadrer ! (Sauf au lever le matin, mais ça, hein…)

Juin

Le 6 juin 2014, les 70 ans du Débarquement.
Mémorial de Caen 70 ansOuaip, c’était un évènement important pour moi. Mes grands parents paternels sont normands, ils ont vécu le débarquement, alors à chaque fois qu’il y a un anniversaire, c’est la folie !
De plus, cette année le Mémorial de Caen s’est drapé d’une fresque illustrant le débarquement à l’occasion de l’anniversaire. Sur cette fresque figure un dessin de ma grand-mère fait par un soldat anglais lors du débarquement. Lorsqu’on est allé voir cette fresque avec ma grand-mère, c’était vraiment avec le coeur empli d’une vive émotion ! Pour moi, ça fait partie des petites choses inattendues de la vie mais lourdes de sens, de signification.

Juillet

Le mois le plus deeeeeeense de mon année !
J’étais en stage agricole durant tout le mois, le week-end je profitais d’être proche de chez mon copain pour rentrer le voir.
Ce stage était une expérience très enrichissante. J’étais épuisée tous les soirs, mais tellement heureuse de pouvoir faire quelque chose d’utile ! De plus, j’étais accueillie dans deux familles vraiment adorables, avec qui j’ai vraiment appris sur le plan humain. Malheureusement, j’ai appris durant mon stage que je n’étais pas reprise dans l’école pour l’année suivante.
Je bougeais beaucoup durant le week-end, que ce soit sur Rennes ou sur les alentours. C’est ainsi qu’avec mon copain, je suis allée pour la première fois à St Malo !

La meeeer !!! Mon éternel amour !

La meeeer !!! Mon éternel amour !

Ne pas voir l’océan me manquait beaucoup, il a vraiment vu juste en m’y emmenant ! Bon, d’accord, là c’est la Manche, mais ça passe… Surtout avec la galette et le lait ribot du midi !

Août

Le mois de tous les changements !
N’ayant plus d’écoles, j’ai déménagé à Rennes, avec mon copain. Ma situation était vraiment précaire (pas d’étude/pas de job) mais j’étais heureuse ! Je prenais un nouveau départ !
De plus, c’était un peu les retrouvailles avec le Bren. On s’est offert deux jours sur Molène, une toute petite île située non loin de Brest.Pour lui, c’était un retour en enfance, et je dois avouer que pour moi aussi ! Le plus beau, c’est qu’on était venu avec une tente pour la nuit et, surprise, on a eu un logement en dur ! Bref, j’ai hâte de remettre ça.

Regardez-moi ça ! Magnifique n'est-ce pas ?

Regardez-moi ça ! Magnifique n’est-ce pas ?

Molène 2
Septembre

Il était temps pour moi de décrocher un boulot. Finalement, j’ai pu décrocher un service civique ! Il a ceci de pratique d’être un engagement de longue durée, avec des horaires flexibles, sur un rythme de 24h/semaine. Et l’ambiance de travail est vraiment agréable ! Je reviendrai surement sur mon service civique dans un prochain article.

Quelques jours après la signature de mon contrat, je retournais sur Paris, accompagnée du Bren et de mon copain.
Et nous allons à….
TIN TIN TIIIIN
WTP5La Wackii Time Party 5 !
C’était toujours autant la folie que lors de la WTP4. Il n’y a qu’à regarder l’aftermovie pour comprendre ! Ou sinon, il y a un petit paquet de photos ici !
J’ai pu revoir plein de personnes dont j’avais fait la connaissance lors de la précédente édition, et en rencontrer d’autres, toujours dans un esprit de convivialité et de partage. et ça, ça fait du bien !

Octobre

Le début de mon service, et ça, c’est cool ! \o/
Et, mes cheveux mauves. Merci au coiffeur qui s’est acharné sur ma tête !

Novembre

Mon septum. J’avais oublié que ça faisait si longtemps !
Je l’ai fait sur un coup de tête, en sortant d’une formation. Je suis partie chez le perceur à la base uniquement pour faire la langue, que je souhaitais depuis longtemps. Arrivée là-bas, j’ai demandé la langue et le septum. Lors du perçage pour le septum, j’ai haï ma décision. J’en avais les larmes aux yeux. Et quand j’ai vu le bijou posé, j’ai adoré. Les avis sont très divers autour de moi, mais pour moi il est adorable !1

Décembre

LES VACANCES
Pour la semaine de Noël, mon copain et moi sommes allés avec sa famille en Savoie, voir la neige ! C’est la première fois que je suis allée à la montagne en hiver, j’ai adoré ! (même si mes capacités sur ski sont plus que médiocres…)
Cependant, il y avait peu de neige. On en a donc profité pour faire plein de promenades et prendre des photos !
Savoie

De l'eauuu !

De l’eauuu !

Toujours plus d'eauuu !

Toujours plus d’eauuu !

En parallèle, durant les derniers mois de l’année, j’ai été intégrée à l’équipe de Je Suis Indestructible France, dont je m’occupe principalement du @JSIfrance. Je me sens profondément concernée par les valeurs que défend JSI, ce qui peut se comprendre au regard de mon précédent article.
Je remercie vraiment l’équipe de Je Suis Indestructible France de m’avoir acceptée parmi eux. M’impliquer dans ce bénévolat, c’est une énorme chance pour moi de porter mes valeurs et d’échanger sur des idées que je défends. Merci beaucoup à l’équipe québécoise de Je Suis Indestructible d’avoir créé ce projet.
Ensemble, on peut vraiment changer les choses, bouger les consciences.

 

Du côté du blog, 2014 c’est 10 articles, des lecteurs issus de 65 pays et un nombre de vues multiplié par 2,5.
Sur la page Facebook, une activité se met doucement en place.
Le Twitter est né il n’y a pas très longtemps, j’essaie de retweeter des articles pertinents de temps en temps.
Je ne m’attendais pas du tout à une telle avancée du blog !

Du côté projets, je me fixe pour objectif de publier des articles régulièrement, au moins une fois par mois. Faire régulièrement des articles en lien avec l’actualité aussi.
Et toujours garder un angle personnel sur les approches !
Je compte faire quelques articles plus centrés sur moi aussi, après tout, c’est un blog personnel !
Niveau aspect du site, j’essayerai en cours d’année de faire évoluer son design, pour essayer d’opter pour quelque chose de moins « commun ».

Merci à tous pour votre soutien durant l’année passée, j’espère vous intéresser tout autant dans l’année à venir !
Je vous souhaite une belle année, remplie de bon moments, à garder comme autant de pépites dans votre coeur et dans celui de ceux que vous aimez.
Bonne année !

 

Parler.

Il y a quelques jours, j’ai explosé sur mon twitter. genre bien. Trop de choses cachées, qui me bouffaient.
Alors oui, je reprends ça ici. Parce que merde, j’ai encore des choses à dire. Et désolée, mais je risque d’être vraiment très impolie ce soir.

Hé twitter, il faut que je te parle d’un truc. Parce que j’en ai marre de me taire. Parce que j’en ai marre de me cacher. D’avoir peur.
J’ai été violée à plusieurs reprises par mon ex, sur les deux ans et demi qu’ont duré cette relation.
J’ai eu du mal à comprendre ce que c’était, à mettre les mots dessus.
À vrai dire, ça ne fait que peu de temps que j’ai commencé à mettre les mots dessus.
Parce que c’était mon copain, parce que je l’aimais, parce que c’était normal que j’ai des relations sexuelles avec.
Mais non, c’était faux. Je n’avais pas le choix, je n’étais pas toujours consentante, j’étais soumise.
J’étais manipulée. Je devais me taire, obéir.
Alors oui, à plusieurs reprises j’ai été une de ces connasses qui simulent. Pour qu’il finisse plus vite, qu’il passe à autre chose.
Je suis désolée de vous faire subir ça. De vous l’imposer.
Mais il fallait que je parle. Pour ne plus avoir à porter le poids du secret. Pour ne plus avoir à me cacher.
Et pour que d’autres puissent aussi se sentir moins seul(e)s, et que ce cacher n’est pas une solution.
Et bordel, je remercie JSI de m’avoir aidé à prendre conscience que je n’étais pas la seule. Que je n’étais pas coupable.
Et merci de tout coeur Momo de m’avoir dit tout simplement « tu n’es pas une victime, tu es une survivante ». Merci.
Alors, oui c’est dur, il n’y a pas une heure où je n’y pense pas, mais je crois que je peux guérir. Je peux me battre.
Et je crois aussi qu’on peut tous aider à ce que ce genre de conneries cessent. On peut changer les mentalités. J’y crois du fond du coeur.
Alors excusez-moi de m’énerver parfois rapidement sur des sujets, mais si je le fais, c’est que j’ai mes raisons.
Ah, et Bren, désolée de te l’avoir caché. J’avais peur de te blesser. Que tu ne crois être un mauvais ami parce que tu n’avais pas vu.
Mais tu ne pouvais pas voir. C’est toujours les choses les plus dures que l’on sait le mieux cacher. Alors, s’il te plait, ne m’en veut pas.
Ne t’en veut pas.

Ouaip, c’est la violence.
Et vous n’imaginez pas combien c’est le bazar dans ma tête. Comme j’ai eu du mal à formuler mes phrases lors de ces tweets, et encore maintenant en tapant ces lignes. je tape, mais je ne me relit pas. Parce que c’est tellement difficile pour moi de relire ces mots. De sentir encore et encore leurs significations s’immiscer dans mon esprit.

C’est dur parce que je ne m’en rendais pas compte. Je savais qu’il dépasser les limites. Mes limites. Qu’il me faisait du mal. Mais il était tellement gentil avec moi par moment ! Il disait qu’il m’aimait, que j’étais sa princesse, sa reine. Tellement de mots gentils pour compenser les moins tendres… A m’expliquer que c’était normal que je n’ai pas toujours envie, mais que comme l’on était un couple… A ne pas écouter mes protestations, à passer outre. Et c’était devenu normal. Habituel. Enrobé dans un marasme de paroles mielleuses.
Peut-être que j’aurais pu m’en rendre compte plus tôt. Peut-être que j’aurais pu fuir. J’aurais dû fuir.
Mais je ne pouvais pas. Parce qu’il me tenait mentalement. Il m’avait trop bien vendu son image de jeune homme parfait, qui se fait avoir par des personnes piétinant sans arrêt sa réputation. Il avait réussi à m’éloigner de ma meilleure amie, et à donner l’image d’une tarée mythomane à une autre. Aucune relation proche n’a vraiment été épargnée par ses manipulations et mensonges. Quand j’ai commencé à voir sa carapace se fissurer pour laisser entrapercevoir l’homme violent qu’il était, j’étais déjà bien seule. Sans compter qu’il réparait et lissait à chaque fois sa carapace.

Peut-être que je me cherche des excuses. Peut-être que vous me considérez après ces mots comme une idiote, comme coupable de ce que j’ai vécu. C’est peut-être vrai. Je sais que j’ai été faible. Que j’avais peur aussi. Peur de ce qui arriverai si je résistais. Si je le quittais.

Alors oui, je me suis tue. J’ai tout étouffé au fond de moi. En attendant que ça passe.

Et, un jour, je suis tombée sur un article sur le viol conjugal. Le soir même, tout explosait. Je m’étais reconnue dans le témoignage. Trop de ressentis identiques.

J’ai mis des jours, des semaines à mettre un mot sur ce que j’ai vécu. « Viol ».
Je ne pouvais, ne peux toujours pas, accepter ça.
Je ne veux pas me définir comme une victime. Comme faible. Comme inférieure.

Cette peur, ces souvenirs atroces, me taraudent tous les jours. Parfois, je me retrouve à bloquer, toute seule, à me mettre à pleurer. A tiquer sur un mot, une attitude. Sans comprendre.

Le plus compliqué, je crois, c’est d’arriver en parler. Sans avoir honte. Simplement faire sortir les mots. Que ce soit par écrit ou en parlant. En parler aux personnes que j’apprécie. Sans se sentir diminuer dans leur estime.
En parler aux personnes proches. Celles que je voyais régulièrement à cette période là. Qui le connaissaient. Et  à la famille. Sans qu’ils ne remettent ma parole en question. Sans qu’ils ne se sentent coupable de ne pas avoir su. Sans qu’ils ne me considèrent comme responsables.
J’ai tant d’appréhensions, tant de craintes…

Même si les actes sont atroces, l’après est tellement dur que je ne saurai lequel fait le plus mal.

Je ne sais pas quand je serais guérie. Je ne sais pas quand j’irais mieux. J’espère que ce sera le plus vite possible.

Je suis contente d’avoir un copain, des amis qui me soutiennent très fort, qui m’aident à tenir debout. Je sais que j’ai énormément de chance.

Et je suis contente d’avoir Je Suis Indestructible France dans laquelle m’impliquer. Car contrairement à ce qui peut paraître parfois, elle m’aide beaucoup à avancer. Car je fonctionne énormément par la motivation extrinsèque. Je n’avance pas pour moi, du moins pas complètement. Je préfère bien plus avancer pour que d’autres plus tard ne souffrent pas comme j’ai souffert et comme je souffre encore. Pour que ces crimes diminuent et que ce ne soit plus la victime qui porte la honte sur elle. Je sais que c’est utopique. Mais je veux continuer à espérer que ça s’améliorera. Car c’est ce qui me donne la force d’avancer.

Merci de m’avoir lu jusqu’ici. Merci du fond du coeur.

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Cher Père Noël…

Décembre approchant, les immanquables questions du « qu’est-ce que tu veux pour Noël ? » ont commencé à tomber… Les premières listes de Noël ont, elles aussi, débutés leur apparition sur le net. Donc, je publie moi aussi ma petite liste, parce que je suis un mouton c’est sympa, ça met de jolis choses sur internet et que ça change aussi de mes thèmes habituels ! Comme je suis une gentille fille, j’espère que le Père Noël sera gentil avec moi ! :3 Mon cher Petit Papa Noël, pour cette année je souhaiterai recevoir :

  • Du thé ! Parce que c’est bon, c’est chaud et ça fait du bien ! Et qu’en plus c’est convivial, on peut le partager avec des amis ! Je n’ai choisi que du thé de chez Coffea, les voici ! - Oolong Châtaigne J’aime beaucoup les thés fumés, et comme je n’en ai plus…

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     – Thé blanc Frangipane Une édition de Noël à la frangipane… Pourrais-je vraiment la manquer ?

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  • Une place pour Above&Beyond à Paris le 31 janvier https://www.facebook.com/events/1492089061043459/?fref=ts J’apprécie beaucoup leur musique, depuis que je les ai découvert par Brendan de Trancendances. Et il faut dire que Sticky Fingers est loin de m’avoir laissé de marbre ! Et Brendan ne cesse de m’inciter à venir les voir…
  • De quoi coudre. Surtout qu’en ce moment je suis atrocement frustrée d’avoir oublié mon nécessaire personnel chez mes parents. Et de ne pas avoir de machine à coudre à portée de main. La période de Noël me fait fourmiller d’idées !
  • Une bague. Cette bague : L’Annette ring de Vivienne Westwood. J’ai régulièrement des petits coups de coeur pour ses bijoux (et jupes, robes, sacs…) et là je dois dire que c’est UN GROS COUP DE COEUR AVEC DES ARCS-EN-CIEL ET DES LICORNES. Elle est parfaite. Donc, Papa Noël, que tu me l’offres ou pas, je suis déterminée à l’avoir. Et puis, ce n’est pas comme si Vivienne Westwood n’était pas intemporelle. Pour les modeuses, checkez les robes de la pré-collection Hiver de VW  et les robes de Noël de NafNaf. Vous les voyez bien les GROS points communs ? ;)

  • Des verres à vin
    ça me manque beaucoup à l’appartement, surtout quand j’achète une bonne bouteille.

    Voici donc mes petites envies pour ce Noël ! Et vous, que demandez-vous au Père Noël cette année ?

Osons le(s) féminisme(s) !

Il y a un blog que je suis régulièrement, De Mal En Piges !, dont j’apprécie beaucoup les rédactrices (High five gurlz !).  Il se trouve que Eleama O. y a sorti il y a quelques temps Eleama O. et le féminisme !. Elle y raconte son parcours personnel et son choix du féminisme ainsi que pourquoi, à ses yeux, il faut une augmentation du féminisme. Je voulais lui faire une réponse précise de pourquoi, à mes yeux, le féminisme est important.

Désolée Eleama O., mais mon propos était trop long pour tenir en quelques commentaires.

Pourquoi je peux me définir en tant que féministe

Il serait très simple de réduire ma définition en tant que féministe par le fait que je sois une femme. Car oui, pour beaucoup féministe = femme étant donné que la majorité des personnes dites féministes sont (tous en chœur !) des femmes. D’un côté, ils n’ont pas tords ! Malheureusement, faisant partie du « sexe faible », nous voyons plus facilement les outrages qui nous sont fait que les hommes. La majeure partie d’une communauté prenant part à une cause est toujours celle qui est opprimée.
Prenons l’exemple très parlant du harcèlement de rue. Chaque femme sait ce dont il s’agit, parce que dès qu’on sort, on y est TOUTES exposées. Par contre, les hommes le connaissent beaucoup moins bien. Parfois, quand je parle avec des amis de remarques qu’on me fait dans la rue, il y a souvent de l’étonnement, de l’incompréhension. Ils méconnaissent l’ampleur et l’impact de ce harcèlement, par qu’ils n’y sont pas ou très peu exposés. Et pourtant, le sexe féminin en est l’objet dès le plus jeune âge, comme en témoigne l’article de ce papa.

Donc oui, le fait que je sois une femme me rapproche du féminisme. Cependant, le fait que je me sente touchée par les combats du féminisme n’est pas uniquement lié à mon sexe, loin de là. Mon rapprochement est lié à une multitude de choses, d’idées dont la plus importante à mes yeux est la recherche d’égalité. J’ai été bercée à quelques exceptions près par la certitude familiale que hommes ou femmes, peu importe nos différences, nous sommes tous égaux. Ma confession chrétienne et mes années de catéchisme n’ont fait que confirmer ma conviction que quelque soit notre sexe, notre couleur de peau, notre origine, notre sexualité, bref, tout ce qui fait la diversité et la beauté de notre monde, nous étions tous un peu pareils, et donc égaux. Logique non ?
Et cette conviction, je la retrouve totalement dans les idéologies féministes.

J’ai bien dit « les » idéologies féministes. Car il n’y a pas qu’un féminisme, il en existe une pluralité. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, tout a été expliqué par Eleama O. dans son article et de toute façon elle l’a fait d’une si belle manière qu’il ne me serait pas possible de mieux faire.

Mes réticences à propos du terme « féministe » et de sa portée publique actuelle

Suite à ces dernières années catastrophiques sur l’image du féminisme dans les médias, il s’est exprimé un rejet de cette pensée. Victimes des figures fortement médiatisées (je pense particulièrement aux Femen qui, dès qu’elles commettent un acte, ont les photographes AFP aux affuts et font un badbuzz sur le net), l’image de la féministe s’est gorgée de caricatures.
La féministe telle qu’elle est  actuellement représentée, c’est la folle mal baisée qui émascule tous les hommes passant à sa portée afin que les femmes dominent un jour le monde. Et si elle peut être moche, vivre seule et être habillée de manière démodée, c’est encore mieux. Bien sûr, elle n’a aucun respect des valeurs, et sa vie est vouée au blasphème. Charmant tableau n’est-ce pas ?
Ah oui, et une personne persuadée par le féminisme ne peut être qu’une femme, un homme ne serait jamais assez suicidaire pour en faire partie.
C’est bon, la caricature est assez complète ?

Cette caricature, massivement diffusée, est l’une des raisons pour lesquelles j’eu des réticences face au terme « féministe ». L’aspect, répandu à tors du « Les femmes sont supérieures aux hommes », en est une autre. Comme je l’ai développé précédemment, la notion d’égalité est vraiment très importante pour moi. La réaction de rejet fut donc compréhensible. Je préférais le terme d’égalitariste à celui de féministe.

De plus, le terme de féministe est difficile à porter. Les gens sont durs. Violents. Il n’est pas rare de voir sur Internet une femme qui « ouvre un peu trop sa gueule » et parle de féminisme, se faire insulter de toutes les manières possibles. Souvent de pute et de mal baisée. Comme si, malgré les termes contradictoires, la fréquence des rapports sexuels pouvait taire une opinion.
Le regard des autres fait peur. Il est comme une pression, invisible et permanente, poussant à taire les opinions. C’est très dur de pouvoir s’exprimer lorsque des remarques sexistes sont relâchées fréquemment dans l’entourage, par méconnaissance ou par inadvertance.

Pourquoi le féminisme monte-t-il en puissance, et pourquoi a-t-on TOUS tant besoin de lui ?

Depuis quelques années, il y a comme une renaissance du féminisme. Les jeunes femmes y sont de plus en plus sensibles, les combats évoluent. Internet est devenu un formidable outil de communication et de partage des expériences. Les réseaux sociaux permettent aux personnes de s’exprimer et d’être plus largement entendues. Les informations circulent plus vite, et sont plus facilement regroupées. Les petits faits divers personnels ne sont parfois plus tant que ça des faits divers mais mettent à jour des trames de problèmes sociétaux.
Les problèmes sont plus aisément communiqués avec les hommes, et cette sensibilisation permet une montée du féministe pas uniquement féminine, mais globale, sans sexe ni figure.
Le féminisme se manifeste sous différentes formes, et est adapté à tout à chacun.

Et nous avons besoin de ce féminisme. Pour que les femmes se sentent mieux. Pour que les parents n’angoissent plus sur l’avenir de leurs enfants. Pour plus de respect et d’égalité entre les individus.

C’est pourquoi il faut oser. En fonction de ses idées, de ses capacités. S’informer, échanger, éduquer. Passer de féministe qui s’ignore, de féministe passif, à féministe actif.

Osons le(s) féminisme(s) !