L’obsession du corps

Aujourd’hui, je souhaite vous parler d’un sujet qui me tient à cœur, précédemment plus ou moins évoqué dans le dossier « La beauté », en partenariat avec la Petite Prune Masquée (http://psycho-et-moi.overblog.com/). Comme vous avez pu le remarquer, la beauté et surtout le regard de l’autre sur l’individu est un sujet récurrent dans nos articles respectifs, et revient aussi régulièrement dans nos discussions privées (parce que oui, pour établir un partenariat tel que celui effectué en avril dernier, il faut qu’il y ait contact (évidemment) et compatibilité d’idées !)

Je vais parler de la pression mise par l’autre et par soit sur sa propre apparence physique. Ainsi cet article est orienté un peu plus en direction des filles/femmes/trucsàvagin mais touche de plus en plus les garçons/hommes/trucsmembrés. Ne vous vexer donc pas messieurs, si parfois j’utilise « les filles », ce n’est pas pour vous exclure, mais je suis plus à l’aise pour m’exprimer sur ce que je connais et étant une fille moi aussi… ça relève d’une sorte d’habitude.

Donc, le sujet aujourd’hui est cette pression que l’on subit par rapport à notre physique que ce soit par des étrangers, des proches ou par nous-mêmes. Je ne pense pas que ceci ait un nom, mais nous la connaissons tous, à différentes échelles.

Commençons par le début, l’enfance. L’enfance, avec les adultes, c’est cool. On est le petit trésor de la famille, la fleur prête à s’épanouir, cajolé par les autres adultes. Arrivé à l’école, ce n’est plus le même refrain. On est tous ensemble, on se ressemble, on n’est plus l’Unique. Alors on cherche les différences, et en conséquence, ceux les plus ressemblants (les plus « beaux ») pointent les différences (les « défauts ») de l’autre, les critiquent. Inné, ou effet de groupe, cette critique de la différence commence à rabaisser certains, plus ou moins bas. La première source de critique (vous voyez où je veux en venir) est le physique.
Au fil des années, d’autres sujets de moquerie sont abordés, les capacités, les vêtements,… Mais la critique physique reste présente. Toujours.

En grandissant, on ouvre les yeux, on les lève du sol, et on rencontre la PUB. Elle est partout, dehors (panneaux, affiches, magasins) mais aussi à l’intérieur (radio, télévision) et même à l’école (dans certains manuels… ouvrez un livre d’Histoire-géo ou de physique-chimie, vous êtes quasiment certain d’en trouver une !). Elle s’est tellement insinuée dans notre vie qu’on ne s’en rend même plus compte. On ne lui prête plus attention. Du moins consciemment car notre cerveau lui ne l’oublie pas, les messages subliminaux, les symboles, il les retient.
C’est un mécanisme inconscient, mais présent en chacun. Faites le test un jour, regardez de vieilles pub sur le net, et essayez de voir si vous vous en rappelez. Tout bonnement stupéfiant. On se rappelle de la marque, du produit, de sa présentation, le plus souvent visuelle.

Si certains de mes propos vous choquent, je m’en excuse, je ne me définie pas comme féministe, juste comme quelqu’un de raisonné. Je suis une rageuse-née, et j’aimerais que chacun puisse vivre sa vie comme il l’envisage, en disant F*CK à ceux qui le critiquent. Belle utopie n’est-ce pas ?

Revenons à ce qui nous intéresse ici. Au fil de notre croissance, de notre « maturation » nous sommes hantés par ces idées. Pour être beau et réussir, il faut être mince et proportionné selon la mode, la culture d’où on vit. Comme nous vivons maintenant dans un espace mondialisé, la mode l’est aussi. Ces critères sont entrés dans notre tête. Tu veux être heureuse dans la vie ? Soit grande, mince, et sache porter bien en avant tes attributs féminins ma fille. Tu veux être heureux dans ta vie ? Soit grand, élancé, musclé mais pas trop et soit masculin mon fils. Rentrez dans votre rôle. Endossez-le jusqu’à ce que ce soit votre norme.
Nous sommes dans un monde standardisé, alors, soit standard.
Tu n’es pas comme on veut ? C’est de ta faute, entièrement de ta faute.
Ne cherche pas à rejeter la faute sur autre chose, tout est de ta faute si tu ne ressembles pas aux mannequins dans les magazines.

J’exagère ? Si peu.
« Mais moi je ne suis pas comme ça ! » Regarde au fond de toi, tu ne l’as jamais ressenti cette envie, ce besoin d’être ce que tu vois partout, « beau » ?
Bien sur que oui.
La seule différence entre chacun d’entre nous est notre manière de réagir.

Réagir à la demande qu’on nous fait tous les jours d’être parfait, aux critiques, aux remarques. Être soi, mais pas travers les autres, les images.
Bonne chance

 

 

En lien avec le post, un article VRAIMENT très intéressant http://www.sonyan.fr/pays-des-sushi-volants/salut-tca-bien/

Moins de clichés, plus de réalité ?

Bonjour/bonsoir cher lecteur !

Il y a fort longtemps que je n’ai pas publié ici (manque de temps et autres) même si ça fait depuis quelques temps que je planche sur un article qui me tient à cœur, qui risque d’être publié dans quelques temps (je ne sais pas encore quand exactement, mais suivez la page facebook du blog pour suivre mes actualités !)

Si j’écris aujourd’hui, c’est en effet pour parler des clichés, des à-priori, appelez ça comme vous voulez.
J’ai changé complètement d’univers depuis le début de l’année scolaire, et de fait j’ai découvert de nombreuses choses.Dont de nombreux préjugés.

Dans ce blog furent déjà évoqués les préjugés sur l’apparence, sur l’individu. Maintenant, je voudrais évoquer rapidement les préjugés sur notre environnement. Parce que mine de rien, on en a beaucoup.

Je suis étudiante en agriculture (sisi paysan !), un univers que je connaissais pas du tout auparavant (100% citadine de province !), et il n’y a pas à dire, j’adore ce que je fais. J’avais toutes sortes de préjugés (pollution, production intensive inhumaine, et autres), un peu la rengaine sortie régulièrement par les médias, politiques, écolos et autres. Au contact de personnes « du milieu », à force d’échanges, de recherches, d’étude, je me suis rendue compte que nombre de visions que j’avais de l’agriculture étaient tout simplement fausses.
Qu’on avait fait en sorte que j’ai une vision différente de la réalité.

Un peu comme cette image qui se promène régulièrement sur internet…

Il n’est jamais aisé de trouver une vérité dans le marasme d’informations dans lequel nous somme englué à longueur de temps. Cependant, en regardant ailleurs, en échangeant avec des personnes qui s’y connaissent VRAIMENT on peut évoluer et avoir une pensée plus libre. Du moins j’y crois.

Merci de votre attention !

 

 

Ps : Si vous souhaitez lire d’autres récits de passage au dessus de ses idées reçues, je vous conseille la lecture de cette article, vraiment intéressant ! http://demalenpiges.wordpress.com/2013/10/29/et-si-on-depassait-nos-prejuges/