Macro sur des poteaux de bois longeant une plage

Mes 5 coups de coeur lingerie de 2015

Si je ne devais avoir qu’une seule chose dans ma penderie, ce serait de la lingerie. J’aime la variété des formes et des matières qu’elle propose. Je peux porter n’importe quoi mais être dans de la belle lingerie me fait toujours me sentir bien (et je sais que je ne suis pas seule !).

Sans plus attendre, voici mon top 5 des pièces de lingerie qui m’ont fait bavé cette année ! Lire la suite

Dites des mots doux !

Il a deux semaines, Je Suis Indestructible a lancé la campagne #MotsDouxPourIndestructibles en soutien aux survivant.e.s d’agressions sexuelles.Ce n’est pas la première fois que je vous parle de Je Suis Indestructible, et ce n’est pas pour rien !

En effet, un an après le mouvement #AgressionNonDénoncée, action visant à libérer la parole des survivant.e.s et briser le tabou sur les violences sexuelles, voici #MotsDouxPourIndestructibles / #LoveForSurvivors ! C’est un mouvement de solidarité, d’espoir et d’hommage envers toutes ces personnes qui prennent la parole, qui dénoncent leur agresseur.e.s, mais aussi à celles qui n’arrivent pas tout à fait à sortir de l’ombre. Lire la suite

Red My Lips 2015

En avril dernier se déroulait la 3ème édition de Red My Lips. Cette mobilisation annuelle a pour but de dénoncer les violences sexuelles lors du mois consacré à cet effet. A la base, Red My Lips est une association internationale basée aux Etats-Unis.

Sa fondatrice, Danielle Tansino, une survivante de violences sexuelles l’a crée après constatation que les stéréotypes de la victime-responsable (celle qui se plaint, mais quand même, elle l’a bien cherché) sont solidement ancrés dans le système judiciaire, mais aussi dans la sphère privée. Pour cette association, comme tant d’autres portant sur le même sujet, il est nécessaire de lutter contre la remise en cause de la victime.
Pour une présentation complète de Red My Lips, c’est par ici ! (lien en anglais)

Red my lips logo

La campagne était accessible via Facebook. Pour démontrer notre support à TOUS les  survivants de violences sexuelles et lutter contre les mythes liés à ceux-ci, plusieurs propositions de type de mobilisation étaient faites. La principale était de de porter du rouge à lèvres rouge tous les jours du mois d’avril. Mais des alternatives étaient proposées :
– Avoir une trace de baiser rouge sur soi
– Faire un tattoo temporaire RedMyLips (si on en a un)
– Faire un nail art avec des lèvres rouges
– Ou tout autre initiative présentant des lèvres rouges (t-shirt, affichage à la fenêtre, etc…)
Pour soutenir l’association, il était possible de faire des dons.

Pour des raisons qui me paraissent évidentes, j’ai adhéré à l’idée. Parce que les violences sexuelles sont un enjeu important pour moi, et que ce mouvement ne rejette pas de genre (à l’oppoqé du Movember qui met bien à l’écart les femmes) ainsi que la mobilisation est simple à mettre en place et à suivre.

Pour m’impliquer, j’ai choisi de porter du rouge à lèvres (parce que le nail art et moi… bah c’est tendu !). Je n’ai pas pu le faire tous les jours, mais j’essayer d’en porter le plus souvent possible au grand dam de mon copain, qui ne le supporte pas.
A cause de mon travail, il m’était compliqué de porter du rouge vif tous les jours, j’ai donc légèrement triché et étendu ma collection de rouges à lèvres.

Mes petits chéris ❤️

Mes petits chéris ❤️

Et vous, connaissez-vous Red My Lips ? Vous êtes-vous mobilisé ?

N’hésitez pas à visiter :
– Leur site : http://redmylips.org
– Leur Tumblr : http://redmylipsorg.tumblr.com
– Leur page Facebook : https://www.facebook.com/redlipstick4acause

Gouvernement VS adolescentes anorexiques

L’Assemblée Nationale vient de voter un amendement obligeant l’apposition de la mention « photo retouchée » pour toute photo ou le mannequin a été délibérément affiné, ou au contraire épaissi, dans le but de lutter contre l’anorexie, principalement chez les jeunes filles.

Tweet amendementL’intention de base est louable. Mais l’amendement n’est pour moi qu’un vaste écran de fumée.

Premièrement, elle n’empêchera pas la parution de photos de femmes minces, voir très minces. Une minuscule mention sur le côté est facilement ignorée du public, et la sensibilité d’une personne face à cette mention est très variable.

Si les publicitaires/marques/ect ne souhaitent pas a avoir à apposer cette mention, ils changerons leurs mannequins pour des femmes correspondant toujours plus à leurs critères (soit, ce qu’ils font déjà. Quel progrès !) Moins de retouches photos ? Compensons autrement ! Changer de mannequins, travailler une utilisation différente de la lumière, tant de moyens de transformer la silhouette sans alourdir l’utilisation de la retouche photo !

Secondement, il est connu depuis longtemps que la répétition d’images à symbolique forte entrainent une assimilation de celles-ci et une rechercher instinctive de leur reproduction. La femme jeune, belle, mince, c’est celle à qui tout sourit, tout réussit. Et l’amendement n’empêchera nullement la répétition incessante d’images tendant vers la minceur.

Le but pour l’Assemblée Nationale, c’est de baisser le nombre d’adolescentes tendant vers l’anorexie. Dans ce cas-là, pourquoi ne pas les toucher là où elles sont les plus nombreuses, dans les études  ? Pourquoi ne pas inclure un volet « éducation au respect de son corps et de celui-d’autrui » ?

Je vois plusieurs raisons pour lesquelles ce serait une bonne idée :

– L’Education Nationale touche la majorité des adolescentes. Sachant que la scolarité est obligatoire jusqu’à 16 ans et que l’on considère que l’adolescence débute vers 14 ans, on peut considérer qu’il y a deux ans où mettre une sensibilisation à la représentation des corps.
 – Sensibiliser les jeunes (pas que les filles !) à respecter leur corps et le corps d’autrui, pourrait amener une baisse du body-shaming, fréquent dans les environnements scolaires et sur les réseaux sociaux (que ce soit du skinny-shaming ou du fat-shaming (grossophobie)).
– Des actions de sensibilisation pourraient avoir lieu durant la puberté, afin d’accompagner les jeunes durant cette période sensible de transformation physique et les aider à accepter et s’approprier leur « nouveau » corps, sans en avoir honte.
– Travailler sur une tranche aussi importante de la population pourrait influencer la population entière. L’obsession de la minceur est un problème français. Six femmes françaises sur dix veulent maigrir. L’ironie ? Les françaises sont aussi les plus fines des européennes. C’est un problème d’envergure nationale, qui doit être travaillé en profondeur.

Quels seraient les inconvénients de cette option pour l’Etat ? Une mise en place pouvant être complexe, et un coût élevé.

Mais à quel montant s’élèvent les dépenses de l’Etat pour le suivi de personnes ayant des troubles physiques ou mentaux liés à une non-acceptation de leur corps ?
A méditer…