Non, les lolitas ne sont pas des folles !

La mode lolita est une mode particulière dans le sens où elle n’est pas extrêmement connue ni présente en France. Elle peut donc être la source d’interrogation voir de moquerie pour des personnes ne la connaissant pas. En tant que lolita, nous avons toutes et tous été confronté à ce problème de méconnaissance, que l’on soit lifestyle ou que l’on sorte ses items que pour des meetings.
Ce problème relève un tout autre niveau de complexité lorsqu’il s’agit d’expliquer notre passion pour le lolita à… – musique dramatique et roulement de tambour- nos parents.
Car malgré nos certitudes de femmes belles et rebelles, devant la figure parentale, il arrive que notre courage flanche, que les arguments manquent. Mais rassurez-vous, mères estomaquées et pères prêts à protéger votre chère progéniture de ce qui vous paraît être une absolue démence, nous ne sommes pas folles !
Voici quelles idées reçues erronées qui ne manquerons pas de vous rassurer !

 

1) Le lolita, c’est un retour à l’enfance et aux contes de fées

Le lolita a des codes vestimentaires empruntés à des modes historiques, mais ce n’est pas pour ça qu’on se prend pour des princesses ! Et ce n’est pas parce que l’on porte des robes roses qu’on régresse aux baigneurs de notre enfance. Loin d’être un retour en arrière dans notre développement, le lolita peut présenter au contraire le choix pour celle qui le porte de vouloir mûrir en restant décente  et élégante dans sa tenue. Après tout, une tenue lolita cache les épaules et descend jusqu’aux genoux, si ce n’est en dessous ! On est bien loin des débardeurs à décolleté plongeant et des jupes moulantes qui composent régulièrement la mode « actuelle ».

2) C’est fait pour attirer le regard, pour provoquer les gens normaux

Forcément, entre toutes les silhouettes filiformes qui se pressent dans les villes, une silhouette enjuponnée c’est visible. Le noir ça flash sur le blanc, mais ça marche aussi avec une robe colorée parmi des jeans noirs. Mais est-ce une preuve qu’on cherche à ce que les personnes nous jettent des coups d’œil ?
Si on porte des vêtements, c’est d’abord qu’ils nous plaisent et qu’on se sent bien avec, pas pour faire réagir l’inconnu que l’on croisera dans la rue. Nos vêtements sont en quelque sorte le reflet de notre esprit.

3) Porter un jupon ? Après tout ce qu’on fait les femmes pour s’en libérer, pourquoi s’en encombrer à nouveau ?

Ah le jupon. Je me demande si ce n’est pas LA caractéristique du lolita qui fait criser les parents. Entre les « Mais tu as vu la taille de ton cul ! » et les « Tu n’arriveras pas à passer les portes avec ÇA ! », notre ego déguste (ne surtout pas oublier l’appui sur le « ÇA », c’est que qui fait le charme de cette exclamation!) ! (Mesdemoiselles, si vous en avez d’autres tout aussi succulentes, je les attends dans les commentaires !)
Monsieur le papa, ne vous focalisez pas dessus.
Le jupon, s’il nous fait un tour de taille important, dont on sait  que le volume est factice, donne l’illusion d’une taille plus fine et cache nos gros jambons, ne laissant paraître que nos mollets fuselés ! N’est-ce pas parfait ?
Et porter un jupon… C’est juste une impression géniale. Il faut tester pour comprendre, mais une fois essayé on ne peut plus s’en défaire !

4) Du lolita dehors ? C’est une incitation à se faire agresser !

Que celle qui ne se soit pas faite sifflée ou abordée lorsqu’elle portait jean/veste lève la main ! Personne ? Et bien je crois qu’être habillé « normalement » suffit largement à une provocation « basale » (j’entends par là suffisante pour se faire draguer en toute légèreté). Personnellement, je n’ai jamais été embêtée lorsque je me promenais en lolita, et je ne crois pas que les autres lolitas soient plus victimes d’agression ou de dérangement à cause de leur tenue. Ce serait plus l’effet inverse, les légers dragueurs évitant de nous héler.
Monsieur, rangez votre batte, votre fille n’est pas plus en danger que les autres filles de son âge.

5) Ce n’est qu’un caprice adolescent montrant qu’elle n’est pas encore mature

Si votre enfant est jeune, le lolita ne peut être qu’une passion adolescente qui s’estompera au fil du temps. Mais elle peut aussi être une passion durable. Même si la moyenne d’âge des lolitas françaises doit être inférieure à vingt ans, beaucoup sont passionnées depuis des années et nous avons de nombreuses lolitas adultes.
La passion pour le lolita n’est pas non plus une question de maturité. On peut être très mature et mettre tous les jours son jupon, ce n’est pas incompatible ! Il faut savoir que la communauté lolita française est très hétérogène, que ce soit en âge, culture, points de vue ou situation sociale telle que les types d’études suivies.

6) C’est une mode vestimentaire, elle ne tirera aucun enseignement de sa passion

Le lolita est une mode vestimentaire, mais un état d’esprit s’en dégage. Les lolitas françaises échangent beaucoup via des forums et des groupes, sur des sujets très divers, parfois très éloignés de la mode lolita en elle même. Les meetings ayant lieu permettent de rencontrer de nouvelles personnes, d’autres manières de penser.
De plus, le lolita n’est pas qu’une mode commerciale, le fait main est souvent plébiscité. On peut trouver plein de tutoriels sur internet et apprendre énormément ! Et Madame, avouez qu’avoir une fille qui sait utiliser une machine à coudre quand d’autres ne savent qu’à peine faire des points droits, ça a une certaine classe.

 

Le lolita ne fait de votre enfant une folle, mais peut lui apporter énormément de choses qui lui seront utiles dans la vie. si vous avez encore des idées reçues ou des interrogations, questionnez votre fille, informez-vous, il n’y a que comme ça que vous comprendrez son point de vue. Et souriez ! Votre fille a une passion, soutenez-la !

Madame, Monsieur, si vous avez lu jusqu’ici, merci beaucoup. C’est quelque chose d’important à mes yeux de faire comprendre à ses proches sa passion. J’espère qu’à présent vos idées sont plus claires !

Mesdemoiselles, si vous voyez d’autres choses à rajouter, signalez-le moi ! Merci beaucoup de votre attention.

 

 

Pour aller plus loin :
– Le documentaire Lace & Petticoats (en anglais)
Introduction au Lolita, article paru sur le blog

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Adulte, un jour ?

« Mais quand seras-tu enfin adulte ? »
Question récurrente des parents, de plus en plus fréquente au fil des années.

Six ans, âge de raison.
« Tu es une grande maintenant, ma fille. »
Grande, qu’est-ce que ça veut dire ?

Dix ans plus tard, tu es préparée pour ta majorité.
« Dans peu de temps tu seras adulte, prend tes responsabilités ! »

Puis vient le moment tant attendu et redouté à la fois : la majorité.
Mais, suis-je vraiment adulte ? En ai-je vraiment la maturité, le comportement ?

Le temps continue de passer, la vie aussi, et ces questions trottent toujours dans ma tête.
Puis-je me juger comme adulte ? Ai-je vraiment changé ces dernières années ? Ma vie elle, a été bouleversée. Est-ce que ça fait de moi quelqu’un de différent ?
Je ne suis pas tout à fait adulte, mais plus une enfant. Mon comportement juvénile est toujours là, caché derrière une couche de maturité.
Je serai adulte, un jour.

Critique du culte du corps

Cette fois-ci, je ne vais pas m’exprimer personnellement sur le sujet, mais plutôt vous parler d’une jeune femme, Laci Green, qui s’exprime librement sur son vlog à propos du rapport au corps, de l’éducation sexuelle, etc…

Je vous laisse la découvrir, pour ceux qui ne la connaissent pas, et le redécouvrir pour les autres par cette vidéo :
(les sous-titres français sont normalement activés)

Une interview de cette jeune vlogueuse a été faite par le site Madmoizelle, je vous conseille vivement d’aller voir !

http://www.madmoizelle.com/laci-green-interview-107607

 

La dictature de la mode

Cet article a été fait par Luna-Verde, je vous invite donc à aller le voir sur son blog !

Voici un petit extrait…

De nos jours, la beauté est omniprésente : dans les abribus, le métro, à la télé, et les panneaux publicitaires… La beauté n’est plus un art de vivre, mais une dictature où les filles « différentes » ne sont pas acceptées. Nous sommes passées de Marylin Monroe à Nabila (poupée gonflable de la télé-réalité). Les filles ultra-maquillées, et retouchées de partout, sont devenus des modèles. Ce qui est normal, vu qu’elles sont les seules mises en avant par les médias. Grâce aux publicités, ces filles « parfaites » sont devenus omniprésentes. Regardez toutes ces pubs, je vous mets au défi de trouver une mannequin avec un défaut, ou différente des autres… La vérité, c’est qu’elles sont toutes retouchées, aucunes d’entres elles n’est naturelle…

Pour découvrir la suite, c’est ici !

Bonne lecture !

L’évolution des canons de la beauté

La beauté a toujours exercé une fascination sur l’Homme, par son approche de la perfection. De tous temps, les hommes ont cherché à se rapprocher de cette perfection, afin de se sentir moins « petits », plus proche du divin, quelque soit leur genre, masculin ou féminin. Que ce soit par l’Art (peinture, sculpture, musique,…), le culte de l’apparence physique, cette attirance pour la perfection est là. La quête de la beauté physique touche peut être plus particulièrement les femmes que les hommes, qui sont quand même concernés mais plus indirectement. Beaucoup de femmes ont essayé et essayent encore de se rapprocher de la perfection de la beauté incarnée dans la mythologie grecque par Aphrodite, et dans la mythologie romaine par Vénus. Cette folie de la poursuite de la beauté par les femmes fait pour Erasme une grande partie de leur charme, et il mentionne cette folie pour lui typiquement féminine à plusieurs reprises dans son Eloge de la Folie.
Le caractère subjectif de la beauté, ce qui fait son insaisissabilité, a amené l’Homme à la création et l’évolution de canons de la beauté, essentiellement féminine, au fil des siècles.

I-                    Qu’est-ce qu’un canon de la beauté ?

La beauté physique est déterminée par des normes, qui doivent être respectées par les individus s’ils veulent être considérés comme beaux. Elles correspondent à des mesures, une harmonie, une combinaison de caractères. Ces normes varient au fil des siècles, s’inversant du tout au tout en peu de temps parfois. Il détermine si une personne est belle ou pas, en fonction de son apparence et de l’époque à laquelle elle vit. Dans les deux parties suivantes seront développés les différents canons de beauté à travers les siècles, mais surtout en Occident et en France.

II-                  Les canons de beauté féminine à travers les époques

  • Dans l’Egypte ancienne, la belle femme est jeune, mince, élancée, musclée, mais avec des hanches et des fesses rebondies.

    Femme égyptienne

  • A l’Antiquité, en Grèce et dans l’Empire Romain, le corps athlétique est exalté, les proportions parfaites admirées. Les femmes comme les hommes s’exercent au sport, appliquant ainsi la devise « Mens sana in corpore sano » (un esprit sain dans un corps sain).Peu de maquillage était utilisé. En accord avec l’amour du sport existant à cette époque, la femme idéale est jeune, athlétique, et bien proportionnée, comme l’Aphrodite de Cnide faite par Praxitèle au IVe s.

    Venus de Milo

  • Le Moyen Âge signe l’apparition de nouvelles caractéristiques propres aux femmes. Le visage prend une importance particulière, le front haut, grand, afin de donner un air juvénile, pré-pubère. La peau devait être la plus blanche possible, symbole de pureté. La silhouette est fine, les hanches étroites, les seins petits et écartés, même si le ventre est rebondi. Le maquillage étant interdit par l’Eglise, les femmes présentent leur visage sans artifice. Les cheveux blonds et ondulés étaient aussi un signe de beauté.
  • La Renaissance incarne un nouveau tournant dans la beauté féminine. La mode est aux courtisanes vénitiennes, considérées comme les plus belles femmes. Cheveux d’un blond vénitien, femmes charnues, le corps tend vers l’opulence. La silhouette est formée en X, avec une poitrine généreuse et des hanches larges. La peau quand à elle continue d’être très blanche.
  • Le XVIIe siècle, siècle classique, la beauté est artifice. La taille doit être fine, la poitrine opulente. Le buste est sévèrement maintenu dans un corset, de l’ampleur est donnée aux hanches par des paniers. La peau est très blanche, très poudrée, avec les lèvres rouges, faisant ressortir la sensualité féminine. Certaines nobles vont jusqu’à se surligner les veines de bleu, pour montrer leur lignage. Les cheveux sont cachés sous une perruque poudrée de blanc, pouvant atteindre des tailles très importantes.

    Femme du XVIIe

  • Le XVIIIe siècle, siècle des Lumières, marque un retour vers des beautés plus naturelles. Les femmes sont moins fardées, mais se collent des mouches, petits morceaux de taffetas noir, ayant diverses significations suivant leurs positions. Les coiffures sont moins strictes, mais savamment décoiffées. La silhouette quand à elle reste semblablement la même.

    Marie Antoinette

  • Le XIXe siècle voit l’apparition de deux idéaux de beauté féminine.
    – En premier, la bourgeoise vertueuse, fier reflet de ses nombreuses maternités et de la réussite de son mari, potelée, peu ou pas maquillée, la peau laiteuse. Sa silhouette est façonnée par un faux-cul, la taille la plus fine possible, serrée par un corset, mettant en avant une poitrine généreuse.
    – Le deuxième idéal de beauté se révèle très différent de la bourgeoise accomplie : c’est celui de la « belle malade ». A l’opposé de la bourgeoise bien en chair, la « belle malade » est mince, presque maigre, le teint cireux, et des yeux cernés.
    Que ce soit l’un ou l’autre de ces canons de beauté, c’est les brunes qui triomphent, leur couleur de cheveux rappelant l’exotisme et la sensualité des femmes orientales, admirées à cette époque.
  • Le XXe siècle marque l’affirmation de la libération du corps féminin. Les femmes quittent leurs corsets et leurs couches de vêtements pour des tenues moins chargées. Le corps mince devient synonyme de bonne santé, le corps devient androgyne, avec des épaules musclées, une allure élancée, de petits seins et des cuisses galbées. Cette femme androgyne est très présente à partir des années 1920 avec la mode garçonne. Les tailles sont peu marquées, la silhouette se fait longiligne.Après la Seconde guerre Mondiale, la femme mince n’est plus autant appréciée, elle redevient le signe d’une mauvaise santé. Les femmes plus pulpeuses sont à l’honneur, tel Marilyn Monroe.
    Cependant, la femme mince redevient rapidement symbole de beauté, jeune, dynamique, elle a aussi le teint hâlé. En effet, c’est le début du règne du bronzage, dû à l’émancipation de la femme, de son rôle à l’extérieur de la maison, ainsi que des vacances passées au soleil.

III-                Les canons de beauté masculine à travers les époques

  • Dans l’Antiquité, comme pour la femme, c’est l’homme jeune, athlétique qui est célébré. Les proportions doivent être respectées et esthétiques.

    David de Michel Ange

  • Au Moyen Âge, l’homme idéal est grand, fort, avec des cuisses épaisses.
  • Lors de la Renaissance, en même temps que les mouvements humanistes le corps masculin est magnifié. On redécouvre l’Antiquité et ses modèles, c’est donc le retour de l’idéal de l’homme athlétique.
  • Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’homme se maquille, se poudre, met des perruques, tout comme les femmes. Certains conservaient leurs vrais cheveux, mais les frisent.

    Louis XVI

  • Au XIXe, en parallèle du bourgeois bedonnant, se développe la figure du dandy. Fin, élégant, il cherche l’esthétisme à tout prix, ainsi que la sensibilité. L’homme n’est plus rustre, il se féminise. La moustache est très appréciée et soignée.

    Dandy

  • Lors du XXe, l’homme idéal est grand, musclé, ou simplement athlétique, la moustache disparait pour laisser place à la barbe de quelques jours,
    négligée ou travaillée, et à un rasage de près.

Les idéaux de beauté masculins ont moins variés en France que ceux féminins. Les idéaux de beauté ont évolués en fonction de la société, tantôt rigide et stricte comme au Moyen Âge, tantôt exubérante comme au XVII. De nos jours, l’idéal féminin est à la minceur, presque maigre selon la mode, élancée, les cuisses fines et la poitrine ronde, et de grande taille. L’idéal masculin reste varié, cependant la mode est aux hommes grands, athlétiques et soignés. Hommes comme femmes font attention à leur apparence car dans la société actuelle, le physique fait parfois meilleur avocat que l’âme.
Cependant, comme vu précédemment, les canons évoluent, et de plus en plus vite, le plus important pour nous en tant qu’individu est donc de se sentir bien dans notre corps, et non pas de se contraindre de ressembler aux canons actuels.

Sources :

http://www.journaldesfemmes.com/beaute/0704-histoire/presentation.shtml
http://www.intellego.fr/doc/1849

http://www.masculin.com/style/534-les-canons-masculins-a-travers-les-epoques/

http://www.masculin.com/style/534-les-canons-masculins-a-travers-les-epoques/

http://www.intellego.fr/doc/1849

http://www.dandies.fr/definir-le-dandysme

Le costume et la mode – Gallimard

Pour l’amusement :

http://www.ufunk.net/artistes/beautes-classiques-a-photoshop

http://fluctuat.premiere.fr/Diaporamas/La-beaute-masculine-art-vs-realite-3161816

La proposition de débat sur le mariage gay dans les écoles catholiques

Il y a quelques jours, le ministre de l’éducation, Vincent Peillon, a fait une annonce assez étonnante : Il ne veut pas de débat sur le mariage pour tous dans les écoles catholiques.

Voici un article intéressant du Monde sur le sujet :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/04/mariage-gay-vincent-peillon-tance-l-ecole-catholique_1812835_3224.html

Il interdit donc à une certaine partie des écoles de France de parler d’un sujet de société parce qu’elles sont affiliées à une religion ! N’est-ce pas le propre des écoles d’expliquer aux élèves la société ? N’est-ce pas pour ça que les cours d’ECJS (Education Civique Juridique et Sociale) existent et sont obligatoires ? La philosophie n’est-elle pas étudiée afin de comprendre notre monde ?

Je ne vois pas en quoi les établissements scolaires catholiques seraient plus « sensibles » que d’autres. Les élèves ne sont pas plus croyants ou extrémistes qu’ailleurs (« Selon une étude du Credoc de 2004, seuls 14 % choisissent le privé pour des raisons confessionnelles. »), et beaucoup de professeurs sont laïques. La population n’est pas vraiment différente de celle des écoles publiques.

Alors, pourquoi cette réaction ? Les chrétiens sont tout aussi tolérants que les autres citoyens français, ce n’est pas parce qu’ils appartiennent à une religion qu’ils n’ont pas le droit d’avoir des opinions et de s’exprimer. Et le mot « débat » veut bien dire « Discussion sur un thème donné entre des personnes d’opinions différentes » et donc confrontation d’idées différentes.
Ne serait-ce pas plutôt une manière d’éloigner certaines personnes d’un sujet ? Dans ce cas-là, ça ressemblerait  à de la discrimination…

Entretien avec : Luw

Bonjour !

Aujourd’hui, j’aimerais vous présenter une jeune photographe dont  j’apprécie beaucoup le travail : Ludivine Gourcerol, dite Luw. Ses photos allient souvent légèreté et émotion, avec beaucoup de douceur, et ne laissent jamais de marbre. Elle a très gentiment accepté de répondre à mes questions.

 

 

– Bonjour Luw, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour, je m’appelle Ludivine, j’ai 20 ans, j’habite à Limoges. Je suis étudiante en première année LLCE anglais  🙂

 

– D’où tiens-tu ton pseudonyme Luw ?

Mon pseudonyme est un diminutif de mon prénom que je n’apprécie guère.

 

 Comment as-tu appris la photographie ? Quel matériel as-tu utilisé et utilises-tu ?

J’ai appris la photographie grâce à mon père puis après j’ai appris les bases seules, j’ai cherché dans les forums/livres les détails de chaque mode. J’ai commencé avec un compact Nikon, puis après un bridge Panasonic et enfin mon premier reflex CANON 🙂  . En ce moment j’ai un 600D.

 

– Quel est ton parcours en tant que photographe ?

Mon parcours? Eh bien je me suis entraînée à faire des auto-portraits puis à prendre mes amies et j’y ai pris vite goût !  🙂 J’ai pu évoluer petit à petit.

 

– Quelles sont tes sources d’inspirations ?

J’en ai pas vraiment. Mais j’admire beaucoup de (jeunes) photographes amateurs ou non.

 

– As-tu des personnes qui te motivent dans ton travail ? (Famille, amis, icônes ?)

Mes amis et bien sûr les adhérents à ma page m’encouragent beaucoup !  🙂

 

– Qu’est-ce qui t’intéresses le plus dans la photographie ?

Ce qui m’intéresse le plus c’est de pouvoir captiver les émotions/expressions de mes modèles ! Et aussi de m’évader à travers mon objectif.

 

– Etant jeune artiste, quelles difficultés rencontres-tu ? Au niveau de ta famille, de tes études, personnel ?

Les difficultés? Je n’intègre pas la photographie à mes études ni à autre chose. Je préfère l’exercer à part. Ça n’influe pas mes résultats scolaires ou autre.

 

– Tu tiens une page Facebook depuis 2009, ainsi qu’un site web, comment t’es venu cette idée ?

L’envie d’avoir des avis pour progresser/améliorer mon travail, et bien sur le plaisir de partager ma passion.

 

– Aujourd’hui, plus de 7500 personnes aiment ta page Facebook et te suivent. Comment ressens-tu cette notoriété ?

Je ne pense pas qu’avoir un certain nombre de fans change quelque chose.. Mise à part que mon travail commence peu à peu à être connu et ça me fait plaisir de recevoir des encouragements !  🙂 Je ne prête pas une particulière attention aux nombres de fans.

 

– De nombreuses pages de photographies fleurissent sur les réseaux sociaux, comment te positionnes-tu face à cette expansion ?

Je trouve que la photographie est un « effet de mode » pour beaucoup. Après il y a plusieurs personnes qui ont cette passion ancré en elles, et ça me fait plaisir de voir que ce n’est pas juste le fait d’avoir « x » fans qui les préoccupent !  🙂 On y découvre de beaux talents d’ailleurs ! Un bon moyen de découvertes 🙂

 

– Comment vois-tu ton avenir ? Quelles sont tes ambitions pour la suite ? Comptes-tu faire de la photographie un projet professionnel ?

Je suis déjà auto-entrepreneur et je compte bien réussir. Après il faut avoir de la motivation et j’en ai, malgré quelques moments de remises en question évidemment 🙂 . Après je ne veux pas en faire mon métier principal, ce qui compte beaucoup pour moi est de réussir dans mes études en langues. 🙂

 

Merci beaucoup Luw d’avoir accepté de répondre à mes questions !

De rien merci beaucoup 🙂

 
Si vous voulez admirer son travail,
Voici sa page Facebook : http://www.facebook.com/pages/Luw/181781509448
Et son site Web : http://www.luw.book.fr/