Gouvernement VS adolescentes anorexiques

L’Assemblée Nationale vient de voter un amendement obligeant l’apposition de la mention « photo retouchée » pour toute photo ou le mannequin a été délibérément affiné, ou au contraire épaissi, dans le but de lutter contre l’anorexie, principalement chez les jeunes filles.

Tweet amendementL’intention de base est louable. Mais l’amendement n’est pour moi qu’un vaste écran de fumée.

Premièrement, elle n’empêchera pas la parution de photos de femmes minces, voir très minces. Une minuscule mention sur le côté est facilement ignorée du public, et la sensibilité d’une personne face à cette mention est très variable.

Si les publicitaires/marques/ect ne souhaitent pas a avoir à apposer cette mention, ils changerons leurs mannequins pour des femmes correspondant toujours plus à leurs critères (soit, ce qu’ils font déjà. Quel progrès !) Moins de retouches photos ? Compensons autrement ! Changer de mannequins, travailler une utilisation différente de la lumière, tant de moyens de transformer la silhouette sans alourdir l’utilisation de la retouche photo !

Secondement, il est connu depuis longtemps que la répétition d’images à symbolique forte entrainent une assimilation de celles-ci et une rechercher instinctive de leur reproduction. La femme jeune, belle, mince, c’est celle à qui tout sourit, tout réussit. Et l’amendement n’empêchera nullement la répétition incessante d’images tendant vers la minceur.

Le but pour l’Assemblée Nationale, c’est de baisser le nombre d’adolescentes tendant vers l’anorexie. Dans ce cas-là, pourquoi ne pas les toucher là où elles sont les plus nombreuses, dans les études  ? Pourquoi ne pas inclure un volet « éducation au respect de son corps et de celui-d’autrui » ?

Je vois plusieurs raisons pour lesquelles ce serait une bonne idée :

– L’Education Nationale touche la majorité des adolescentes. Sachant que la scolarité est obligatoire jusqu’à 16 ans et que l’on considère que l’adolescence débute vers 14 ans, on peut considérer qu’il y a deux ans où mettre une sensibilisation à la représentation des corps.
 – Sensibiliser les jeunes (pas que les filles !) à respecter leur corps et le corps d’autrui, pourrait amener une baisse du body-shaming, fréquent dans les environnements scolaires et sur les réseaux sociaux (que ce soit du skinny-shaming ou du fat-shaming (grossophobie)).
– Des actions de sensibilisation pourraient avoir lieu durant la puberté, afin d’accompagner les jeunes durant cette période sensible de transformation physique et les aider à accepter et s’approprier leur « nouveau » corps, sans en avoir honte.
– Travailler sur une tranche aussi importante de la population pourrait influencer la population entière. L’obsession de la minceur est un problème français. Six femmes françaises sur dix veulent maigrir. L’ironie ? Les françaises sont aussi les plus fines des européennes. C’est un problème d’envergure nationale, qui doit être travaillé en profondeur.

Quels seraient les inconvénients de cette option pour l’Etat ? Une mise en place pouvant être complexe, et un coût élevé.

Mais à quel montant s’élèvent les dépenses de l’Etat pour le suivi de personnes ayant des troubles physiques ou mentaux liés à une non-acceptation de leur corps ?
A méditer…

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Y-a-t’il un viol là dedans ?

Il y a quelques temps, je vous faisais part de ma (désagréable) expérience lors du visionnage du Loup de Wall Street. En effet, visionner des scènes de violences que l’on a subies, n’est pas la chose la plus agréable au monde !

Lors de discussions avec des amis ayant un vécu « lourd », il revenant souvent l’histoire de soirées foutues à cause de scènes insupportables car trouvant un trop grand écho dans leur passé.
Une amie avait monté un « plan de protection » avec des amis, lorsqu’ils faisaient des soirées-films, un ami ayant pré-visionné le film le censurait pour elle. Et ça marchait bien !

Et hier, on m’a montré LE GRAAL.

Je ne déconne pas, c’est absolument génial.

Il existe un tumblr coopératif qui se nomme Is There Rape In It ? qui recense les films/séries/jeux vidéos comportant des scènes de violences sexuelles.
Son seul défaut ? Il est en anglais. Mais son utilisation est tellement simple que la langue n’est pas un soucis !
Il possède même une fonction recherche pour vérifier si un film précis possède une scène difficile !

Le tumblr est plutôt jeune, ce qui fait que la liste actuelle est plutôt réduite, cependant si vous tombez sur une scène de violences sexuelles, vous pouvez toujours le signaler au site, qui l’ajoutera à sa liste !

Bref, PARTAGEZ à fond ce tumblr, et n’hésitez pas à l’enrichir !

Osons le(s) féminisme(s) !

Il y a un blog que je suis régulièrement, De Mal En Piges !, dont j’apprécie beaucoup les rédactrices (High five gurlz !).  Il se trouve que Eleama O. y a sorti il y a quelques temps Eleama O. et le féminisme !. Elle y raconte son parcours personnel et son choix du féminisme ainsi que pourquoi, à ses yeux, il faut une augmentation du féminisme. Je voulais lui faire une réponse précise de pourquoi, à mes yeux, le féminisme est important.

Désolée Eleama O., mais mon propos était trop long pour tenir en quelques commentaires.

Pourquoi je peux me définir en tant que féministe

Il serait très simple de réduire ma définition en tant que féministe par le fait que je sois une femme. Car oui, pour beaucoup féministe = femme étant donné que la majorité des personnes dites féministes sont (tous en chœur !) des femmes. D’un côté, ils n’ont pas tords ! Malheureusement, faisant partie du « sexe faible », nous voyons plus facilement les outrages qui nous sont fait que les hommes. La majeure partie d’une communauté prenant part à une cause est toujours celle qui est opprimée.
Prenons l’exemple très parlant du harcèlement de rue. Chaque femme sait ce dont il s’agit, parce que dès qu’on sort, on y est TOUTES exposées. Par contre, les hommes le connaissent beaucoup moins bien. Parfois, quand je parle avec des amis de remarques qu’on me fait dans la rue, il y a souvent de l’étonnement, de l’incompréhension. Ils méconnaissent l’ampleur et l’impact de ce harcèlement, par qu’ils n’y sont pas ou très peu exposés. Et pourtant, le sexe féminin en est l’objet dès le plus jeune âge, comme en témoigne l’article de ce papa.

Donc oui, le fait que je sois une femme me rapproche du féminisme. Cependant, le fait que je me sente touchée par les combats du féminisme n’est pas uniquement lié à mon sexe, loin de là. Mon rapprochement est lié à une multitude de choses, d’idées dont la plus importante à mes yeux est la recherche d’égalité. J’ai été bercée à quelques exceptions près par la certitude familiale que hommes ou femmes, peu importe nos différences, nous sommes tous égaux. Ma confession chrétienne et mes années de catéchisme n’ont fait que confirmer ma conviction que quelque soit notre sexe, notre couleur de peau, notre origine, notre sexualité, bref, tout ce qui fait la diversité et la beauté de notre monde, nous étions tous un peu pareils, et donc égaux. Logique non ?
Et cette conviction, je la retrouve totalement dans les idéologies féministes.

J’ai bien dit « les » idéologies féministes. Car il n’y a pas qu’un féminisme, il en existe une pluralité. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, tout a été expliqué par Eleama O. dans son article et de toute façon elle l’a fait d’une si belle manière qu’il ne me serait pas possible de mieux faire.

Mes réticences à propos du terme « féministe » et de sa portée publique actuelle

Suite à ces dernières années catastrophiques sur l’image du féminisme dans les médias, il s’est exprimé un rejet de cette pensée. Victimes des figures fortement médiatisées (je pense particulièrement aux Femen qui, dès qu’elles commettent un acte, ont les photographes AFP aux affuts et font un badbuzz sur le net), l’image de la féministe s’est gorgée de caricatures.
La féministe telle qu’elle est  actuellement représentée, c’est la folle mal baisée qui émascule tous les hommes passant à sa portée afin que les femmes dominent un jour le monde. Et si elle peut être moche, vivre seule et être habillée de manière démodée, c’est encore mieux. Bien sûr, elle n’a aucun respect des valeurs, et sa vie est vouée au blasphème. Charmant tableau n’est-ce pas ?
Ah oui, et une personne persuadée par le féminisme ne peut être qu’une femme, un homme ne serait jamais assez suicidaire pour en faire partie.
C’est bon, la caricature est assez complète ?

Cette caricature, massivement diffusée, est l’une des raisons pour lesquelles j’eu des réticences face au terme « féministe ». L’aspect, répandu à tors du « Les femmes sont supérieures aux hommes », en est une autre. Comme je l’ai développé précédemment, la notion d’égalité est vraiment très importante pour moi. La réaction de rejet fut donc compréhensible. Je préférais le terme d’égalitariste à celui de féministe.

De plus, le terme de féministe est difficile à porter. Les gens sont durs. Violents. Il n’est pas rare de voir sur Internet une femme qui « ouvre un peu trop sa gueule » et parle de féminisme, se faire insulter de toutes les manières possibles. Souvent de pute et de mal baisée. Comme si, malgré les termes contradictoires, la fréquence des rapports sexuels pouvait taire une opinion.
Le regard des autres fait peur. Il est comme une pression, invisible et permanente, poussant à taire les opinions. C’est très dur de pouvoir s’exprimer lorsque des remarques sexistes sont relâchées fréquemment dans l’entourage, par méconnaissance ou par inadvertance.

Pourquoi le féminisme monte-t-il en puissance, et pourquoi a-t-on TOUS tant besoin de lui ?

Depuis quelques années, il y a comme une renaissance du féminisme. Les jeunes femmes y sont de plus en plus sensibles, les combats évoluent. Internet est devenu un formidable outil de communication et de partage des expériences. Les réseaux sociaux permettent aux personnes de s’exprimer et d’être plus largement entendues. Les informations circulent plus vite, et sont plus facilement regroupées. Les petits faits divers personnels ne sont parfois plus tant que ça des faits divers mais mettent à jour des trames de problèmes sociétaux.
Les problèmes sont plus aisément communiqués avec les hommes, et cette sensibilisation permet une montée du féministe pas uniquement féminine, mais globale, sans sexe ni figure.
Le féminisme se manifeste sous différentes formes, et est adapté à tout à chacun.

Et nous avons besoin de ce féminisme. Pour que les femmes se sentent mieux. Pour que les parents n’angoissent plus sur l’avenir de leurs enfants. Pour plus de respect et d’égalité entre les individus.

C’est pourquoi il faut oser. En fonction de ses idées, de ses capacités. S’informer, échanger, éduquer. Passer de féministe qui s’ignore, de féministe passif, à féministe actif.

Osons le(s) féminisme(s) !

Rémi Gaillard, le sexe est libre, mais pas la critique

Comme une bonne partie de l’internet le sait, une vidéo de Rémi Gaillard est sortie hier. Et il n’est pas peu dire qu’elle a fait polémique.
Je ne suis pas particulièrement Rémi Gaillard, c’est un youtubeur dont je regarde les vidéos de temps en temps. En voyant les réactions sur mon twitter, je suis allée voir de ce qu’il en retournait.

Depuis, la vidéo a été bloquée pour les moins de 18 ans, et a entraîné une réaction de son propriétaire.

Publication faceboook de Rémi Gaillard le 29 mars 2014

Publication faceboook de Rémi Gaillard le 29 mars 2014

Face à ce post, j’ai donc publié ceci :

« sans que les prudes et les cons n’aient le droit de nous emmerder. »
Wow, que de jugements cinglants !
Je n’ai pas aimé cette vidéo, ceci fait de moi une conne ? Pourtant, ça fait des années que je suis tes vidéos, j’ai passé de très bons moments à les regarder avec des amis, tu as bien peu d’égards pour ce qui t’ont soutenu mais qui désapprouvent (à tord ou à raison) cette vidéo.

Je ne l’ai pas aimée. C’est pourtant le fil directeur de tes vidéos que de duper des inconnus.
Mais, ce que j’ai vu en la regardant, ce n’est pas une blague potache. C’est la représentation de ce dont toute femme a peur. L’illustration de l’utilisation de notre corps à nos dépends. Notre corps détourné en objet sexuel.
Nous avons la triste habitude d’entendre des commentaires du genre « ah, je me la ferais bien celle-là » « si je le pouvais, je la pendrais direct contre un mur ». Ces phrases, répétées, répétitives,nous heurtent.
Tu l’as illustré.
Comment pouvais-tu croire qu’il n’y aurait pas de réaction négative ? AU contraire, tu devais parfaitement le savoir. Et savoir que ce bad buzz te ferait des vues.

Je ne veux pas faire la morale, c’est juste qu’au lieu de se cacher derrière des remarques arrogantes face à des personnes ayant exprimé leur réaction négative sur la vidéo, il aurait mieux fallu exprimer son point de vue et le pourquoi de la vidéo.

En espérant avoir été claire, bonne fin de journée.

 

Maintenant que je suis sur un espace d’expression plus « large », je vais approfondir mes propos.

Cette vidéo a lancé une bataille « culture du viol » vs « liberté de l’humour »
Les commentaires se limitaient en deux parties (en caricaturant à mort, de « c’est trop drôle, je suis mdr » à « nan mais c’est du n’importe quoi c’est de l’incitation au viol ! »

Mais je ne me fie jamais à ce qu’on me donne au premier abord.

J’ai regardé la vidéo le plus partialement possible, après m’être mise dans le contexte des vidéos de Rémi Gaillard.
Mais non, ce n’est pas passé.
Cet homme a fait sa carrière en se mettant dans des situations absurdes et/ou en piégeant des inconnus.
Là, il piège des femmes. Ça reste dans le thème habituel de ses vidéos.
Le problème ? Il les piège en mimant un acte sexuel avec elles.
Et ça, ça ne passe pas.

Pourquoi ?
Parce qu’en ces femmes (toutes jeunes et attirantes), d’autres femmes se reconnaissent, et des hommes y voient leur amie/femme/soeur. Et ce n’est pas une place où on aimerait voir sa personne ou des proches.
Le sujet du harcèlement ordinaire est souvent débattu sur internet. Des femmes sont régulièrement victimes de remarques désobligeantes (parce que non, nous dire qu’on est bonne N’EST PAS un compliment) et là, c’est tout simplement leur illustration.
Dans les commentaires, on peut lire que comme c’est fait par illusion d’optique, « ça ne compte pas ». Mais bien sûr.
Il joue virtuellement avec le corps de femmes qu’il ne connait pas, mais comme c’est à distance, et pour l’ « humour », ça ne compte pas.
Non, ça reste strictement la même chose. Il joue avec le corps de femmes contre leur gré. Il suffit de voir leurs réactions quand elles s’en aperçoivent pour le comprendre.

Parmi les commentaires, il y avait celui-ci :

Ceux qui y voient une « culture du viol », soignez-vous. Ne pas faire la différence entre de la baise et du viol c’est inquiétant. Et ceux qui y voient du sexisme, faites la même vidéo en inversant les sexes, ça passera tout de suite mieux.

Donc, pour lui, ce que fait Rémi Gaillard dans sa vidéo, c’est de la baise. Sur des personnes non-consentantes. D’accord, tout va bien.

En ce moment, dans ma tête.

Quand à changer les protagonistes de sexe, ça ne transformerait en rien au reproche général. Ce serait quand même jouer avec le corps de quelqu’un de non consentant. (Je crois qu’arrivé à ce point là, il serait intéressant de rappeler que le viol d’homme par une femme existe aussi !)

J’attendais, j’espérais même, une explication de Rémi Gaillard sur sa vidéo, sur le sens qu’il fallait lui donner, et ce qu’il a publié sur Facebook n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Pour lui, ce qui n’ont pas apprécié sa vidéo sont des «prudes» et des «cons», parce qu’à son avis, sa vidéo est correcte et qu’il y a bien pire, comme des vidéos avec «exécution d’êtres humains, cruauté envers des animaux, les Anges de la Télé réalité, etc.»
Donc, ses détracteurs sont cons, et n’en n’ont rien à faire des gros problèmes dans le monde, ce sont juste des rageux qui ne servent à rien.
Bien Joué Rémi Gaillard.
Franchement, bravo, tu as réussi à perdre beaucoup de tes fans de la première heure, et ta crédibilité.

 

 

Edit : Rémi Gaillard a ensuite affirmé sur les réseaux sociaux avoir demandé à chacune de ces femmes après la prise de vue s’il pouvait utiliser ces images d’elles. Toutes les séquences de sa vidéo ont donc été approuvées par ces femmes.

L’obsession du corps

Aujourd’hui, je souhaite vous parler d’un sujet qui me tient à cœur, précédemment plus ou moins évoqué dans le dossier « La beauté », en partenariat avec la Petite Prune Masquée (http://psycho-et-moi.overblog.com/). Comme vous avez pu le remarquer, la beauté et surtout le regard de l’autre sur l’individu est un sujet récurrent dans nos articles respectifs, et revient aussi régulièrement dans nos discussions privées (parce que oui, pour établir un partenariat tel que celui effectué en avril dernier, il faut qu’il y ait contact (évidemment) et compatibilité d’idées !)

Je vais parler de la pression mise par l’autre et par soit sur sa propre apparence physique. Ainsi cet article est orienté un peu plus en direction des filles/femmes/trucsàvagin mais touche de plus en plus les garçons/hommes/trucsmembrés. Ne vous vexer donc pas messieurs, si parfois j’utilise « les filles », ce n’est pas pour vous exclure, mais je suis plus à l’aise pour m’exprimer sur ce que je connais et étant une fille moi aussi… ça relève d’une sorte d’habitude.

Donc, le sujet aujourd’hui est cette pression que l’on subit par rapport à notre physique que ce soit par des étrangers, des proches ou par nous-mêmes. Je ne pense pas que ceci ait un nom, mais nous la connaissons tous, à différentes échelles.

Commençons par le début, l’enfance. L’enfance, avec les adultes, c’est cool. On est le petit trésor de la famille, la fleur prête à s’épanouir, cajolé par les autres adultes. Arrivé à l’école, ce n’est plus le même refrain. On est tous ensemble, on se ressemble, on n’est plus l’Unique. Alors on cherche les différences, et en conséquence, ceux les plus ressemblants (les plus « beaux ») pointent les différences (les « défauts ») de l’autre, les critiquent. Inné, ou effet de groupe, cette critique de la différence commence à rabaisser certains, plus ou moins bas. La première source de critique (vous voyez où je veux en venir) est le physique.
Au fil des années, d’autres sujets de moquerie sont abordés, les capacités, les vêtements,… Mais la critique physique reste présente. Toujours.

En grandissant, on ouvre les yeux, on les lève du sol, et on rencontre la PUB. Elle est partout, dehors (panneaux, affiches, magasins) mais aussi à l’intérieur (radio, télévision) et même à l’école (dans certains manuels… ouvrez un livre d’Histoire-géo ou de physique-chimie, vous êtes quasiment certain d’en trouver une !). Elle s’est tellement insinuée dans notre vie qu’on ne s’en rend même plus compte. On ne lui prête plus attention. Du moins consciemment car notre cerveau lui ne l’oublie pas, les messages subliminaux, les symboles, il les retient.
C’est un mécanisme inconscient, mais présent en chacun. Faites le test un jour, regardez de vieilles pub sur le net, et essayez de voir si vous vous en rappelez. Tout bonnement stupéfiant. On se rappelle de la marque, du produit, de sa présentation, le plus souvent visuelle.

Si certains de mes propos vous choquent, je m’en excuse, je ne me définie pas comme féministe, juste comme quelqu’un de raisonné. Je suis une rageuse-née, et j’aimerais que chacun puisse vivre sa vie comme il l’envisage, en disant F*CK à ceux qui le critiquent. Belle utopie n’est-ce pas ?

Revenons à ce qui nous intéresse ici. Au fil de notre croissance, de notre « maturation » nous sommes hantés par ces idées. Pour être beau et réussir, il faut être mince et proportionné selon la mode, la culture d’où on vit. Comme nous vivons maintenant dans un espace mondialisé, la mode l’est aussi. Ces critères sont entrés dans notre tête. Tu veux être heureuse dans la vie ? Soit grande, mince, et sache porter bien en avant tes attributs féminins ma fille. Tu veux être heureux dans ta vie ? Soit grand, élancé, musclé mais pas trop et soit masculin mon fils. Rentrez dans votre rôle. Endossez-le jusqu’à ce que ce soit votre norme.
Nous sommes dans un monde standardisé, alors, soit standard.
Tu n’es pas comme on veut ? C’est de ta faute, entièrement de ta faute.
Ne cherche pas à rejeter la faute sur autre chose, tout est de ta faute si tu ne ressembles pas aux mannequins dans les magazines.

J’exagère ? Si peu.
« Mais moi je ne suis pas comme ça ! » Regarde au fond de toi, tu ne l’as jamais ressenti cette envie, ce besoin d’être ce que tu vois partout, « beau » ?
Bien sur que oui.
La seule différence entre chacun d’entre nous est notre manière de réagir.

Réagir à la demande qu’on nous fait tous les jours d’être parfait, aux critiques, aux remarques. Être soi, mais pas travers les autres, les images.
Bonne chance

 

 

En lien avec le post, un article VRAIMENT très intéressant http://www.sonyan.fr/pays-des-sushi-volants/salut-tca-bien/

Moins de clichés, plus de réalité ?

Bonjour/bonsoir cher lecteur !

Il y a fort longtemps que je n’ai pas publié ici (manque de temps et autres) même si ça fait depuis quelques temps que je planche sur un article qui me tient à cœur, qui risque d’être publié dans quelques temps (je ne sais pas encore quand exactement, mais suivez la page facebook du blog pour suivre mes actualités !)

Si j’écris aujourd’hui, c’est en effet pour parler des clichés, des à-priori, appelez ça comme vous voulez.
J’ai changé complètement d’univers depuis le début de l’année scolaire, et de fait j’ai découvert de nombreuses choses.Dont de nombreux préjugés.

Dans ce blog furent déjà évoqués les préjugés sur l’apparence, sur l’individu. Maintenant, je voudrais évoquer rapidement les préjugés sur notre environnement. Parce que mine de rien, on en a beaucoup.

Je suis étudiante en agriculture (sisi paysan !), un univers que je connaissais pas du tout auparavant (100% citadine de province !), et il n’y a pas à dire, j’adore ce que je fais. J’avais toutes sortes de préjugés (pollution, production intensive inhumaine, et autres), un peu la rengaine sortie régulièrement par les médias, politiques, écolos et autres. Au contact de personnes « du milieu », à force d’échanges, de recherches, d’étude, je me suis rendue compte que nombre de visions que j’avais de l’agriculture étaient tout simplement fausses.
Qu’on avait fait en sorte que j’ai une vision différente de la réalité.

Un peu comme cette image qui se promène régulièrement sur internet…

Il n’est jamais aisé de trouver une vérité dans le marasme d’informations dans lequel nous somme englué à longueur de temps. Cependant, en regardant ailleurs, en échangeant avec des personnes qui s’y connaissent VRAIMENT on peut évoluer et avoir une pensée plus libre. Du moins j’y crois.

Merci de votre attention !

 

 

Ps : Si vous souhaitez lire d’autres récits de passage au dessus de ses idées reçues, je vous conseille la lecture de cette article, vraiment intéressant ! http://demalenpiges.wordpress.com/2013/10/29/et-si-on-depassait-nos-prejuges/

 

Critique du culte du corps

Cette fois-ci, je ne vais pas m’exprimer personnellement sur le sujet, mais plutôt vous parler d’une jeune femme, Laci Green, qui s’exprime librement sur son vlog à propos du rapport au corps, de l’éducation sexuelle, etc…

Je vous laisse la découvrir, pour ceux qui ne la connaissent pas, et le redécouvrir pour les autres par cette vidéo :
(les sous-titres français sont normalement activés)

Une interview de cette jeune vlogueuse a été faite par le site Madmoizelle, je vous conseille vivement d’aller voir !

http://www.madmoizelle.com/laci-green-interview-107607