Le véganisme, pourquoi ?

Il y a six mois, je passais sans transition de carniste à vegan après deux mois de recherche d’informations et de réflexion.

Mais qu’est-ce qui peut conduire une fille comme moi, habituée à la viande depuis toujours, bercée au beurre et à la crème et cavalière depuis des années à devenir vegan ? Le goût de la justice. Lire la suite

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Parler.

Il y a quelques jours, j’ai explosé sur mon twitter. genre bien. Trop de choses cachées, qui me bouffaient.
Alors oui, je reprends ça ici. Parce que merde, j’ai encore des choses à dire. Et désolée, mais je risque d’être vraiment très impolie ce soir.

Hé twitter, il faut que je te parle d’un truc. Parce que j’en ai marre de me taire. Parce que j’en ai marre de me cacher. D’avoir peur.
J’ai été violée à plusieurs reprises par mon ex, sur les deux ans et demi qu’ont duré cette relation.
J’ai eu du mal à comprendre ce que c’était, à mettre les mots dessus.
À vrai dire, ça ne fait que peu de temps que j’ai commencé à mettre les mots dessus.
Parce que c’était mon copain, parce que je l’aimais, parce que c’était normal que j’ai des relations sexuelles avec.
Mais non, c’était faux. Je n’avais pas le choix, je n’étais pas toujours consentante, j’étais soumise.
J’étais manipulée. Je devais me taire, obéir.
Alors oui, à plusieurs reprises j’ai été une de ces connasses qui simulent. Pour qu’il finisse plus vite, qu’il passe à autre chose.
Je suis désolée de vous faire subir ça. De vous l’imposer.
Mais il fallait que je parle. Pour ne plus avoir à porter le poids du secret. Pour ne plus avoir à me cacher.
Et pour que d’autres puissent aussi se sentir moins seul(e)s, et que ce cacher n’est pas une solution.
Et bordel, je remercie JSI de m’avoir aidé à prendre conscience que je n’étais pas la seule. Que je n’étais pas coupable.
Et merci de tout coeur Momo de m’avoir dit tout simplement « tu n’es pas une victime, tu es une survivante ». Merci.
Alors, oui c’est dur, il n’y a pas une heure où je n’y pense pas, mais je crois que je peux guérir. Je peux me battre.
Et je crois aussi qu’on peut tous aider à ce que ce genre de conneries cessent. On peut changer les mentalités. J’y crois du fond du coeur.
Alors excusez-moi de m’énerver parfois rapidement sur des sujets, mais si je le fais, c’est que j’ai mes raisons.
Ah, et Bren, désolée de te l’avoir caché. J’avais peur de te blesser. Que tu ne crois être un mauvais ami parce que tu n’avais pas vu.
Mais tu ne pouvais pas voir. C’est toujours les choses les plus dures que l’on sait le mieux cacher. Alors, s’il te plait, ne m’en veut pas.
Ne t’en veut pas.

Ouaip, c’est la violence.
Et vous n’imaginez pas combien c’est le bazar dans ma tête. Comme j’ai eu du mal à formuler mes phrases lors de ces tweets, et encore maintenant en tapant ces lignes. je tape, mais je ne me relit pas. Parce que c’est tellement difficile pour moi de relire ces mots. De sentir encore et encore leurs significations s’immiscer dans mon esprit.

C’est dur parce que je ne m’en rendais pas compte. Je savais qu’il dépasser les limites. Mes limites. Qu’il me faisait du mal. Mais il était tellement gentil avec moi par moment ! Il disait qu’il m’aimait, que j’étais sa princesse, sa reine. Tellement de mots gentils pour compenser les moins tendres… A m’expliquer que c’était normal que je n’ai pas toujours envie, mais que comme l’on était un couple… A ne pas écouter mes protestations, à passer outre. Et c’était devenu normal. Habituel. Enrobé dans un marasme de paroles mielleuses.
Peut-être que j’aurais pu m’en rendre compte plus tôt. Peut-être que j’aurais pu fuir. J’aurais dû fuir.
Mais je ne pouvais pas. Parce qu’il me tenait mentalement. Il m’avait trop bien vendu son image de jeune homme parfait, qui se fait avoir par des personnes piétinant sans arrêt sa réputation. Il avait réussi à m’éloigner de ma meilleure amie, et à donner l’image d’une tarée mythomane à une autre. Aucune relation proche n’a vraiment été épargnée par ses manipulations et mensonges. Quand j’ai commencé à voir sa carapace se fissurer pour laisser entrapercevoir l’homme violent qu’il était, j’étais déjà bien seule. Sans compter qu’il réparait et lissait à chaque fois sa carapace.

Peut-être que je me cherche des excuses. Peut-être que vous me considérez après ces mots comme une idiote, comme coupable de ce que j’ai vécu. C’est peut-être vrai. Je sais que j’ai été faible. Que j’avais peur aussi. Peur de ce qui arriverai si je résistais. Si je le quittais.

Alors oui, je me suis tue. J’ai tout étouffé au fond de moi. En attendant que ça passe.

Et, un jour, je suis tombée sur un article sur le viol conjugal. Le soir même, tout explosait. Je m’étais reconnue dans le témoignage. Trop de ressentis identiques.

J’ai mis des jours, des semaines à mettre un mot sur ce que j’ai vécu. « Viol ».
Je ne pouvais, ne peux toujours pas, accepter ça.
Je ne veux pas me définir comme une victime. Comme faible. Comme inférieure.

Cette peur, ces souvenirs atroces, me taraudent tous les jours. Parfois, je me retrouve à bloquer, toute seule, à me mettre à pleurer. A tiquer sur un mot, une attitude. Sans comprendre.

Le plus compliqué, je crois, c’est d’arriver en parler. Sans avoir honte. Simplement faire sortir les mots. Que ce soit par écrit ou en parlant. En parler aux personnes que j’apprécie. Sans se sentir diminuer dans leur estime.
En parler aux personnes proches. Celles que je voyais régulièrement à cette période là. Qui le connaissaient. Et  à la famille. Sans qu’ils ne remettent ma parole en question. Sans qu’ils ne se sentent coupable de ne pas avoir su. Sans qu’ils ne me considèrent comme responsables.
J’ai tant d’appréhensions, tant de craintes…

Même si les actes sont atroces, l’après est tellement dur que je ne saurai lequel fait le plus mal.

Je ne sais pas quand je serais guérie. Je ne sais pas quand j’irais mieux. J’espère que ce sera le plus vite possible.

Je suis contente d’avoir un copain, des amis qui me soutiennent très fort, qui m’aident à tenir debout. Je sais que j’ai énormément de chance.

Et je suis contente d’avoir Je Suis Indestructible France dans laquelle m’impliquer. Car contrairement à ce qui peut paraître parfois, elle m’aide beaucoup à avancer. Car je fonctionne énormément par la motivation extrinsèque. Je n’avance pas pour moi, du moins pas complètement. Je préfère bien plus avancer pour que d’autres plus tard ne souffrent pas comme j’ai souffert et comme je souffre encore. Pour que ces crimes diminuent et que ce ne soit plus la victime qui porte la honte sur elle. Je sais que c’est utopique. Mais je veux continuer à espérer que ça s’améliorera. Car c’est ce qui me donne la force d’avancer.

Merci de m’avoir lu jusqu’ici. Merci du fond du coeur.

Osons le(s) féminisme(s) !

Il y a un blog que je suis régulièrement, De Mal En Piges !, dont j’apprécie beaucoup les rédactrices (High five gurlz !).  Il se trouve que Eleama O. y a sorti il y a quelques temps Eleama O. et le féminisme !. Elle y raconte son parcours personnel et son choix du féminisme ainsi que pourquoi, à ses yeux, il faut une augmentation du féminisme. Je voulais lui faire une réponse précise de pourquoi, à mes yeux, le féminisme est important.

Désolée Eleama O., mais mon propos était trop long pour tenir en quelques commentaires.

Pourquoi je peux me définir en tant que féministe

Il serait très simple de réduire ma définition en tant que féministe par le fait que je sois une femme. Car oui, pour beaucoup féministe = femme étant donné que la majorité des personnes dites féministes sont (tous en chœur !) des femmes. D’un côté, ils n’ont pas tords ! Malheureusement, faisant partie du « sexe faible », nous voyons plus facilement les outrages qui nous sont fait que les hommes. La majeure partie d’une communauté prenant part à une cause est toujours celle qui est opprimée.
Prenons l’exemple très parlant du harcèlement de rue. Chaque femme sait ce dont il s’agit, parce que dès qu’on sort, on y est TOUTES exposées. Par contre, les hommes le connaissent beaucoup moins bien. Parfois, quand je parle avec des amis de remarques qu’on me fait dans la rue, il y a souvent de l’étonnement, de l’incompréhension. Ils méconnaissent l’ampleur et l’impact de ce harcèlement, par qu’ils n’y sont pas ou très peu exposés. Et pourtant, le sexe féminin en est l’objet dès le plus jeune âge, comme en témoigne l’article de ce papa.

Donc oui, le fait que je sois une femme me rapproche du féminisme. Cependant, le fait que je me sente touchée par les combats du féminisme n’est pas uniquement lié à mon sexe, loin de là. Mon rapprochement est lié à une multitude de choses, d’idées dont la plus importante à mes yeux est la recherche d’égalité. J’ai été bercée à quelques exceptions près par la certitude familiale que hommes ou femmes, peu importe nos différences, nous sommes tous égaux. Ma confession chrétienne et mes années de catéchisme n’ont fait que confirmer ma conviction que quelque soit notre sexe, notre couleur de peau, notre origine, notre sexualité, bref, tout ce qui fait la diversité et la beauté de notre monde, nous étions tous un peu pareils, et donc égaux. Logique non ?
Et cette conviction, je la retrouve totalement dans les idéologies féministes.

J’ai bien dit « les » idéologies féministes. Car il n’y a pas qu’un féminisme, il en existe une pluralité. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, tout a été expliqué par Eleama O. dans son article et de toute façon elle l’a fait d’une si belle manière qu’il ne me serait pas possible de mieux faire.

Mes réticences à propos du terme « féministe » et de sa portée publique actuelle

Suite à ces dernières années catastrophiques sur l’image du féminisme dans les médias, il s’est exprimé un rejet de cette pensée. Victimes des figures fortement médiatisées (je pense particulièrement aux Femen qui, dès qu’elles commettent un acte, ont les photographes AFP aux affuts et font un badbuzz sur le net), l’image de la féministe s’est gorgée de caricatures.
La féministe telle qu’elle est  actuellement représentée, c’est la folle mal baisée qui émascule tous les hommes passant à sa portée afin que les femmes dominent un jour le monde. Et si elle peut être moche, vivre seule et être habillée de manière démodée, c’est encore mieux. Bien sûr, elle n’a aucun respect des valeurs, et sa vie est vouée au blasphème. Charmant tableau n’est-ce pas ?
Ah oui, et une personne persuadée par le féminisme ne peut être qu’une femme, un homme ne serait jamais assez suicidaire pour en faire partie.
C’est bon, la caricature est assez complète ?

Cette caricature, massivement diffusée, est l’une des raisons pour lesquelles j’eu des réticences face au terme « féministe ». L’aspect, répandu à tors du « Les femmes sont supérieures aux hommes », en est une autre. Comme je l’ai développé précédemment, la notion d’égalité est vraiment très importante pour moi. La réaction de rejet fut donc compréhensible. Je préférais le terme d’égalitariste à celui de féministe.

De plus, le terme de féministe est difficile à porter. Les gens sont durs. Violents. Il n’est pas rare de voir sur Internet une femme qui « ouvre un peu trop sa gueule » et parle de féminisme, se faire insulter de toutes les manières possibles. Souvent de pute et de mal baisée. Comme si, malgré les termes contradictoires, la fréquence des rapports sexuels pouvait taire une opinion.
Le regard des autres fait peur. Il est comme une pression, invisible et permanente, poussant à taire les opinions. C’est très dur de pouvoir s’exprimer lorsque des remarques sexistes sont relâchées fréquemment dans l’entourage, par méconnaissance ou par inadvertance.

Pourquoi le féminisme monte-t-il en puissance, et pourquoi a-t-on TOUS tant besoin de lui ?

Depuis quelques années, il y a comme une renaissance du féminisme. Les jeunes femmes y sont de plus en plus sensibles, les combats évoluent. Internet est devenu un formidable outil de communication et de partage des expériences. Les réseaux sociaux permettent aux personnes de s’exprimer et d’être plus largement entendues. Les informations circulent plus vite, et sont plus facilement regroupées. Les petits faits divers personnels ne sont parfois plus tant que ça des faits divers mais mettent à jour des trames de problèmes sociétaux.
Les problèmes sont plus aisément communiqués avec les hommes, et cette sensibilisation permet une montée du féministe pas uniquement féminine, mais globale, sans sexe ni figure.
Le féminisme se manifeste sous différentes formes, et est adapté à tout à chacun.

Et nous avons besoin de ce féminisme. Pour que les femmes se sentent mieux. Pour que les parents n’angoissent plus sur l’avenir de leurs enfants. Pour plus de respect et d’égalité entre les individus.

C’est pourquoi il faut oser. En fonction de ses idées, de ses capacités. S’informer, échanger, éduquer. Passer de féministe qui s’ignore, de féministe passif, à féministe actif.

Osons le(s) féminisme(s) !

Le projet « moi aussi »

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Le harcèlement de rue est un sujet qui touche beaucoup d’entre nous, il est difficile d’être une fille ou femme et de ne l’avoir pas subi. Dès le plus jeune âge, toute personne peut le subir, en témoigne cet article de 1 Gars 3 Nanas.

Le projet « moi aussi » a pour but de mettre en lumière ce harcèlement pour bouger les mentalités et faire que le harcèlement de rue cesse, ou du moins soit moins présent au quotidien. Pour ça, il propose de mettre en photo de profil sur les réseaux sociaux l’image ci-dessus pour toute personne victime du harcèlement de rue, ou l’image ci-dessous pour soutenir le projet.

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Je vous invite très fortement à participer à ce projet, le partager, et à lutter tous ensemble contre le harcèlement de rue.
Le harcèlement n’est pas une fatalité, je suis une femme et je mérite le respect.

Coeur sur vous ! ♥

Rémi Gaillard, le sexe est libre, mais pas la critique

Comme une bonne partie de l’internet le sait, une vidéo de Rémi Gaillard est sortie hier. Et il n’est pas peu dire qu’elle a fait polémique.
Je ne suis pas particulièrement Rémi Gaillard, c’est un youtubeur dont je regarde les vidéos de temps en temps. En voyant les réactions sur mon twitter, je suis allée voir de ce qu’il en retournait.

Depuis, la vidéo a été bloquée pour les moins de 18 ans, et a entraîné une réaction de son propriétaire.

Publication faceboook de Rémi Gaillard le 29 mars 2014

Publication faceboook de Rémi Gaillard le 29 mars 2014

Face à ce post, j’ai donc publié ceci :

« sans que les prudes et les cons n’aient le droit de nous emmerder. »
Wow, que de jugements cinglants !
Je n’ai pas aimé cette vidéo, ceci fait de moi une conne ? Pourtant, ça fait des années que je suis tes vidéos, j’ai passé de très bons moments à les regarder avec des amis, tu as bien peu d’égards pour ce qui t’ont soutenu mais qui désapprouvent (à tord ou à raison) cette vidéo.

Je ne l’ai pas aimée. C’est pourtant le fil directeur de tes vidéos que de duper des inconnus.
Mais, ce que j’ai vu en la regardant, ce n’est pas une blague potache. C’est la représentation de ce dont toute femme a peur. L’illustration de l’utilisation de notre corps à nos dépends. Notre corps détourné en objet sexuel.
Nous avons la triste habitude d’entendre des commentaires du genre « ah, je me la ferais bien celle-là » « si je le pouvais, je la pendrais direct contre un mur ». Ces phrases, répétées, répétitives,nous heurtent.
Tu l’as illustré.
Comment pouvais-tu croire qu’il n’y aurait pas de réaction négative ? AU contraire, tu devais parfaitement le savoir. Et savoir que ce bad buzz te ferait des vues.

Je ne veux pas faire la morale, c’est juste qu’au lieu de se cacher derrière des remarques arrogantes face à des personnes ayant exprimé leur réaction négative sur la vidéo, il aurait mieux fallu exprimer son point de vue et le pourquoi de la vidéo.

En espérant avoir été claire, bonne fin de journée.

 

Maintenant que je suis sur un espace d’expression plus « large », je vais approfondir mes propos.

Cette vidéo a lancé une bataille « culture du viol » vs « liberté de l’humour »
Les commentaires se limitaient en deux parties (en caricaturant à mort, de « c’est trop drôle, je suis mdr » à « nan mais c’est du n’importe quoi c’est de l’incitation au viol ! »

Mais je ne me fie jamais à ce qu’on me donne au premier abord.

J’ai regardé la vidéo le plus partialement possible, après m’être mise dans le contexte des vidéos de Rémi Gaillard.
Mais non, ce n’est pas passé.
Cet homme a fait sa carrière en se mettant dans des situations absurdes et/ou en piégeant des inconnus.
Là, il piège des femmes. Ça reste dans le thème habituel de ses vidéos.
Le problème ? Il les piège en mimant un acte sexuel avec elles.
Et ça, ça ne passe pas.

Pourquoi ?
Parce qu’en ces femmes (toutes jeunes et attirantes), d’autres femmes se reconnaissent, et des hommes y voient leur amie/femme/soeur. Et ce n’est pas une place où on aimerait voir sa personne ou des proches.
Le sujet du harcèlement ordinaire est souvent débattu sur internet. Des femmes sont régulièrement victimes de remarques désobligeantes (parce que non, nous dire qu’on est bonne N’EST PAS un compliment) et là, c’est tout simplement leur illustration.
Dans les commentaires, on peut lire que comme c’est fait par illusion d’optique, « ça ne compte pas ». Mais bien sûr.
Il joue virtuellement avec le corps de femmes qu’il ne connait pas, mais comme c’est à distance, et pour l’ « humour », ça ne compte pas.
Non, ça reste strictement la même chose. Il joue avec le corps de femmes contre leur gré. Il suffit de voir leurs réactions quand elles s’en aperçoivent pour le comprendre.

Parmi les commentaires, il y avait celui-ci :

Ceux qui y voient une « culture du viol », soignez-vous. Ne pas faire la différence entre de la baise et du viol c’est inquiétant. Et ceux qui y voient du sexisme, faites la même vidéo en inversant les sexes, ça passera tout de suite mieux.

Donc, pour lui, ce que fait Rémi Gaillard dans sa vidéo, c’est de la baise. Sur des personnes non-consentantes. D’accord, tout va bien.

En ce moment, dans ma tête.

Quand à changer les protagonistes de sexe, ça ne transformerait en rien au reproche général. Ce serait quand même jouer avec le corps de quelqu’un de non consentant. (Je crois qu’arrivé à ce point là, il serait intéressant de rappeler que le viol d’homme par une femme existe aussi !)

J’attendais, j’espérais même, une explication de Rémi Gaillard sur sa vidéo, sur le sens qu’il fallait lui donner, et ce qu’il a publié sur Facebook n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Pour lui, ce qui n’ont pas apprécié sa vidéo sont des «prudes» et des «cons», parce qu’à son avis, sa vidéo est correcte et qu’il y a bien pire, comme des vidéos avec «exécution d’êtres humains, cruauté envers des animaux, les Anges de la Télé réalité, etc.»
Donc, ses détracteurs sont cons, et n’en n’ont rien à faire des gros problèmes dans le monde, ce sont juste des rageux qui ne servent à rien.
Bien Joué Rémi Gaillard.
Franchement, bravo, tu as réussi à perdre beaucoup de tes fans de la première heure, et ta crédibilité.

 

 

Edit : Rémi Gaillard a ensuite affirmé sur les réseaux sociaux avoir demandé à chacune de ces femmes après la prise de vue s’il pouvait utiliser ces images d’elles. Toutes les séquences de sa vidéo ont donc été approuvées par ces femmes.

Non, les lolitas ne sont pas des folles !

La mode lolita est une mode particulière dans le sens où elle n’est pas extrêmement connue ni présente en France. Elle peut donc être la source d’interrogation voir de moquerie pour des personnes ne la connaissant pas. En tant que lolita, nous avons toutes et tous été confronté à ce problème de méconnaissance, que l’on soit lifestyle ou que l’on sorte ses items que pour des meetings.
Ce problème relève un tout autre niveau de complexité lorsqu’il s’agit d’expliquer notre passion pour le lolita à… – musique dramatique et roulement de tambour- nos parents.
Car malgré nos certitudes de femmes belles et rebelles, devant la figure parentale, il arrive que notre courage flanche, que les arguments manquent. Mais rassurez-vous, mères estomaquées et pères prêts à protéger votre chère progéniture de ce qui vous paraît être une absolue démence, nous ne sommes pas folles !
Voici quelles idées reçues erronées qui ne manquerons pas de vous rassurer !

 

1) Le lolita, c’est un retour à l’enfance et aux contes de fées

Le lolita a des codes vestimentaires empruntés à des modes historiques, mais ce n’est pas pour ça qu’on se prend pour des princesses ! Et ce n’est pas parce que l’on porte des robes roses qu’on régresse aux baigneurs de notre enfance. Loin d’être un retour en arrière dans notre développement, le lolita peut présenter au contraire le choix pour celle qui le porte de vouloir mûrir en restant décente  et élégante dans sa tenue. Après tout, une tenue lolita cache les épaules et descend jusqu’aux genoux, si ce n’est en dessous ! On est bien loin des débardeurs à décolleté plongeant et des jupes moulantes qui composent régulièrement la mode « actuelle ».

2) C’est fait pour attirer le regard, pour provoquer les gens normaux

Forcément, entre toutes les silhouettes filiformes qui se pressent dans les villes, une silhouette enjuponnée c’est visible. Le noir ça flash sur le blanc, mais ça marche aussi avec une robe colorée parmi des jeans noirs. Mais est-ce une preuve qu’on cherche à ce que les personnes nous jettent des coups d’œil ?
Si on porte des vêtements, c’est d’abord qu’ils nous plaisent et qu’on se sent bien avec, pas pour faire réagir l’inconnu que l’on croisera dans la rue. Nos vêtements sont en quelque sorte le reflet de notre esprit.

3) Porter un jupon ? Après tout ce qu’on fait les femmes pour s’en libérer, pourquoi s’en encombrer à nouveau ?

Ah le jupon. Je me demande si ce n’est pas LA caractéristique du lolita qui fait criser les parents. Entre les « Mais tu as vu la taille de ton cul ! » et les « Tu n’arriveras pas à passer les portes avec ÇA ! », notre ego déguste (ne surtout pas oublier l’appui sur le « ÇA », c’est que qui fait le charme de cette exclamation!) ! (Mesdemoiselles, si vous en avez d’autres tout aussi succulentes, je les attends dans les commentaires !)
Monsieur le papa, ne vous focalisez pas dessus.
Le jupon, s’il nous fait un tour de taille important, dont on sait  que le volume est factice, donne l’illusion d’une taille plus fine et cache nos gros jambons, ne laissant paraître que nos mollets fuselés ! N’est-ce pas parfait ?
Et porter un jupon… C’est juste une impression géniale. Il faut tester pour comprendre, mais une fois essayé on ne peut plus s’en défaire !

4) Du lolita dehors ? C’est une incitation à se faire agresser !

Que celle qui ne se soit pas faite sifflée ou abordée lorsqu’elle portait jean/veste lève la main ! Personne ? Et bien je crois qu’être habillé « normalement » suffit largement à une provocation « basale » (j’entends par là suffisante pour se faire draguer en toute légèreté). Personnellement, je n’ai jamais été embêtée lorsque je me promenais en lolita, et je ne crois pas que les autres lolitas soient plus victimes d’agression ou de dérangement à cause de leur tenue. Ce serait plus l’effet inverse, les légers dragueurs évitant de nous héler.
Monsieur, rangez votre batte, votre fille n’est pas plus en danger que les autres filles de son âge.

5) Ce n’est qu’un caprice adolescent montrant qu’elle n’est pas encore mature

Si votre enfant est jeune, le lolita ne peut être qu’une passion adolescente qui s’estompera au fil du temps. Mais elle peut aussi être une passion durable. Même si la moyenne d’âge des lolitas françaises doit être inférieure à vingt ans, beaucoup sont passionnées depuis des années et nous avons de nombreuses lolitas adultes.
La passion pour le lolita n’est pas non plus une question de maturité. On peut être très mature et mettre tous les jours son jupon, ce n’est pas incompatible ! Il faut savoir que la communauté lolita française est très hétérogène, que ce soit en âge, culture, points de vue ou situation sociale telle que les types d’études suivies.

6) C’est une mode vestimentaire, elle ne tirera aucun enseignement de sa passion

Le lolita est une mode vestimentaire, mais un état d’esprit s’en dégage. Les lolitas françaises échangent beaucoup via des forums et des groupes, sur des sujets très divers, parfois très éloignés de la mode lolita en elle même. Les meetings ayant lieu permettent de rencontrer de nouvelles personnes, d’autres manières de penser.
De plus, le lolita n’est pas qu’une mode commerciale, le fait main est souvent plébiscité. On peut trouver plein de tutoriels sur internet et apprendre énormément ! Et Madame, avouez qu’avoir une fille qui sait utiliser une machine à coudre quand d’autres ne savent qu’à peine faire des points droits, ça a une certaine classe.

 

Le lolita ne fait de votre enfant une folle, mais peut lui apporter énormément de choses qui lui seront utiles dans la vie. si vous avez encore des idées reçues ou des interrogations, questionnez votre fille, informez-vous, il n’y a que comme ça que vous comprendrez son point de vue. Et souriez ! Votre fille a une passion, soutenez-la !

Madame, Monsieur, si vous avez lu jusqu’ici, merci beaucoup. C’est quelque chose d’important à mes yeux de faire comprendre à ses proches sa passion. J’espère qu’à présent vos idées sont plus claires !

Mesdemoiselles, si vous voyez d’autres choses à rajouter, signalez-le moi ! Merci beaucoup de votre attention.

 

 

Pour aller plus loin :
– Le documentaire Lace & Petticoats (en anglais)
Introduction au Lolita, article paru sur le blog

Moins de clichés, plus de réalité ?

Bonjour/bonsoir cher lecteur !

Il y a fort longtemps que je n’ai pas publié ici (manque de temps et autres) même si ça fait depuis quelques temps que je planche sur un article qui me tient à cœur, qui risque d’être publié dans quelques temps (je ne sais pas encore quand exactement, mais suivez la page facebook du blog pour suivre mes actualités !)

Si j’écris aujourd’hui, c’est en effet pour parler des clichés, des à-priori, appelez ça comme vous voulez.
J’ai changé complètement d’univers depuis le début de l’année scolaire, et de fait j’ai découvert de nombreuses choses.Dont de nombreux préjugés.

Dans ce blog furent déjà évoqués les préjugés sur l’apparence, sur l’individu. Maintenant, je voudrais évoquer rapidement les préjugés sur notre environnement. Parce que mine de rien, on en a beaucoup.

Je suis étudiante en agriculture (sisi paysan !), un univers que je connaissais pas du tout auparavant (100% citadine de province !), et il n’y a pas à dire, j’adore ce que je fais. J’avais toutes sortes de préjugés (pollution, production intensive inhumaine, et autres), un peu la rengaine sortie régulièrement par les médias, politiques, écolos et autres. Au contact de personnes « du milieu », à force d’échanges, de recherches, d’étude, je me suis rendue compte que nombre de visions que j’avais de l’agriculture étaient tout simplement fausses.
Qu’on avait fait en sorte que j’ai une vision différente de la réalité.

Un peu comme cette image qui se promène régulièrement sur internet…

Il n’est jamais aisé de trouver une vérité dans le marasme d’informations dans lequel nous somme englué à longueur de temps. Cependant, en regardant ailleurs, en échangeant avec des personnes qui s’y connaissent VRAIMENT on peut évoluer et avoir une pensée plus libre. Du moins j’y crois.

Merci de votre attention !

 

 

Ps : Si vous souhaitez lire d’autres récits de passage au dessus de ses idées reçues, je vous conseille la lecture de cette article, vraiment intéressant ! http://demalenpiges.wordpress.com/2013/10/29/et-si-on-depassait-nos-prejuges/